Albums

Les Fleurs du mal, Olivier Ledroit magnifie Baudelaire

C’est le plus bel album sorti ces derniers temps et qui sera un cadeau de Noël de référence. Olivier Ledroit dont on sait, on connait la beauté du trait, son inspiration renouvelée a cette fois rejoint un des plus grands noms de la poésie française, Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal par Ledroit ce sont des textes mythiques que Ledroit associe aux images qu’ils lui ont suggérées. On avait interviewé Olivier Ledroit pour La Nef des songes. Les Fleurs du mal dans ce grand format à l’italienne est un défi graphique abouti, les textes habillent l’image, ou inversement. Du grand art à découvrir absolument. On peut y ajouter le Crénom Baudelaire d’après Jean Teulé qui met aussi en perspective l’écriture des Fleurs du mal, un complément qui s’impose.

Il a tous les talents Ledroit, dépasse très largement le cadre de la BD. Peintre, illustrateur et des albums bien sûr (Le Troisième Oeil, Wika, Requiem, Chroniques de la Lune Noire), Olivier Ledroit aime la démesure, affronter des extrêmes. Avec Baudelaire il est gâté et s’associe au poète pour revenir sur son chef d’oeuvre, lui donner une autre dimension. Il le dit : « Je ne souhaitais pas me contenter d’illustrer les poèmes de Baudelaire.  D’autres l’ont fait avant moi. L’objectif est plutôt de reproduire le bain culturel dans lequel a trempé Baudelaire. Ses visions, ses angoisses, ses inspirations, son monde, son Paris du XIXe siècle ». Il le passe à la loupe à travers ses propres visions, des femmes belles mais angoissantes, la mort, le chagrin, la sensualité, la féérie dont il est un maître. On prend place avec Ledroit dans un navire chamboulé par la tempête des vers de Baudelaire.

On a le souffle coupé par ces planches à l’italienne. Le souffle est épique ce qui pour Baudelaire est un challenge. Il faut se laisser emporter par les textes, surfer sur les images, savourer les mots. Ledroit et Baudelaire se sont rencontrés, séduits peut-être et le résultat est là. Poète maudit et l’artiste de la démesure qui aime les grandes toiles, fantasmes, angoisses, visions, Mathieu Laufray a préfacé l’ouvrage qui rassemble plus de cents illustrations splendides. Un prix justifié pour ce livre d’art.

Les Fleurs du mal, 248 pages, Glénat, 65 € et une édition luxe à 90 €

 

Partager

Articles récents

Huberty et Breyne des expos de Paris à Bruxelles jusqu’au 18 juilllet 2026

Des rappels d'expos en ce début d'été pour retrouver la fraîcheur des oeuvres et de…

1 juillet 2026

Fluide Glacial Hors Série 2026, l’été est déjà très chaud

Et oui le temps passe, l'été sera chaud, c'est bien parti. Alors autant se payer…

1 juillet 2026

Thorgal, les vies d’un héros, au Musée de la BD d’Angoulême dès le 1er juillet 2026

On avait eu la chance de visiter avec Rosinski en personne son exposition en 2013,…

30 juin 2026

Les Adieux ne durent jamais, Jim et Laurent Bonneau submergent âme et esprit

On avait qualifié L'Etreinte de Jim et Laurent Bonneau d'OVNI unique et sensuel, bourré d'émotion.…

30 juin 2026

Rencontres du 9e Art d’Aix-en-Provence, Picsou, l’ours Tulipe et  Victor Vasarely en BD à Aix-en-Provence pour l’été 2026

L’édition 2026 du Festival BD à peine terminée, les Rencontres du 9e Art continuent sur…

29 juin 2026

Fabrice Meddour chez Azimuts à Montpellier le 1er juillet pour Arizona Joe

Un dédicace non prévue chez Azimuts à Montpellier alors que théoriquement était arrivé le temps…

29 juin 2026