Vivre un jour sur deux, c’est ce qui arrive à Lubin Maréchal. Curieux certes mais d’autant plus perturbant qu’il a un double qui prend sa place. Lui est bohème, l’autre un vrai pro des finances, un arriviste confirmé. La lutte est ouverte dans Ces Jours qui disparaissent par Timothé Le Boucher à la ligne claire assez douce pour une histoire qui va tourner au thriller à cheval sur fantastique et normalité apparente. Une lutte fratricide à connotations psychiatriques.
Une histoire peu commune à la limite de la schizophrénie qui va se dérouler sur toute une vie. L’angoisse monte en puissance et on est suspendu à ce combat dont l’amour finira par sortir vainqueur. Une imagination fertile que celle de Timothé Le Boucher qui mène sa barque en évitant les écueils. Identité usurpée ou réelle niée, chacun jugera et choisira son camp, le gentil poète ou le brillant carriériste ? Il y aussi la famille, les amis qui vont prendre parti. Une digression sur le temps qui passe et sur l’envie d’être un autre à qui tout réussirait mais à quel prix. Étonnant ce copieux roman graphique qui ferait un film percutant.
Ces Jours qui disparaissent, Glénat, 22,50 €
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