Vivre un jour sur deux, c’est ce qui arrive à Lubin Maréchal. Curieux certes mais d’autant plus perturbant qu’il a un double qui prend sa place. Lui est bohème, l’autre un vrai pro des finances, un arriviste confirmé. La lutte est ouverte dans Ces Jours qui disparaissent par Timothé Le Boucher à la ligne claire assez douce pour une histoire qui va tourner au thriller à cheval sur fantastique et normalité apparente. Une lutte fratricide à connotations psychiatriques.
Une histoire peu commune à la limite de la schizophrénie qui va se dérouler sur toute une vie. L’angoisse monte en puissance et on est suspendu à ce combat dont l’amour finira par sortir vainqueur. Une imagination fertile que celle de Timothé Le Boucher qui mène sa barque en évitant les écueils. Identité usurpée ou réelle niée, chacun jugera et choisira son camp, le gentil poète ou le brillant carriériste ? Il y aussi la famille, les amis qui vont prendre parti. Une digression sur le temps qui passe et sur l’envie d’être un autre à qui tout réussirait mais à quel prix. Étonnant ce copieux roman graphique qui ferait un film percutant.
Ces Jours qui disparaissent, Glénat, 22,50 €
Il y a des destins qui interpellent des vocations qui sont des sacerdoces. Ou presque,…
Allez on s'offre un petit coup de nostalgie en souvenir d'un San Diego-Los Angeles années…
Les festivaliers de Charleville-Mézières le savent bien car comme le dit son communiqué, les planches,…
Un album qui amène mine de rien vers des chemins tortueux sur une mise en…
Près de 6 800 événements partout en France pour donner envie de lire aux enfants,…
Cinq albums originaux filmés et lus, projetés pour la première fois au cinéma. Construit autour…