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Le Roi des fauves T1, des monstres à facettes

Un premier tome d’un diptyque qui tient très bien la route, bonne surprise. Une aventure sur fond de Moyen-Âge, des monstres à origine humaine, un trio très sympathique qui va semer la pagaille, Le Roi des Fauves a été adapté d’après Aurélie Wellenstein romancière fantasy et BD. On est bien sûr en plein fantastique mais pas que. On peut aussi y voir une part sociale et politique. David Chauvel est au scénario sur un dessin réaliste très bien maîtrisé et puissant de Sylvain Guinebaud (Robilar ou le maistre chat).

Un paysage de rêve, trois amis qui se baignent, Oswald qui fait la tête et passe son temps à dessiner, la jeune Kaya et le costaud Ivar forgeron. La famine règne dans le pays et les Thorwalds volent les récoltes. Un matin ils sont arrêtés tous les trois par les soldats du prince local, emmenés dans une cage au château des Thorwalds. Ils savent pourquoi. Afin de nourrir son père Ivar avait décidé de braconner ce qui est passible de mort et les deux autres l’ont suivi. Pendant une pause, dans leur cage ils s’aperçoivent qu’un Berserkir, humain transformé en animal a aussi été capturé. Ce sont eux que le château envoie détruire les villages rebelles. Pendant leur partie de chasse le trio a été pris au piège par le prince et son maître d’armes. Et tout a mal tourné car le prince a voulu violer Kaya. Il est tombé de la falaise en voulant échapper à Ivar. Arrivés au château le trio stupéfait constate que le prince défiguré a survécu. Il décide de faire d’eux des Berserkirs à son service. Une transformation physique très douloureuse car un parasite, le lehrling est introduit dans le corps et transforme l’humain en bête enragée.

Il y aura évidemment un élément qui va venir troubler la fête. Le Roi des Fauves va intervenir mais on garde le suspense nécessaire à cette aventure hors du commun dans un genre pour une fois où tout est clair, compréhensible et bien mis en scène. Très bons décors, paysages et ambiances, un beau jeu de couleurs de Lou, une pointe d’humour avec Oswald, le dessin très soigné, inventif est très efficace. On attend avec impatience le tome 2 et la fin de cette saga.

Le Roi des fauves, Delcourt, 16,50 €

Chauve

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