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Le Choeur des sardinières, une lutte oubliée

Quand on voit une boite de sardines à l’huile on ne se demande pas vraiment comment ces petits poissons ont perdu leur tête et son rentrés dedans. Aujourd’hui les évolutions techniques, l’industrialisation n’ont pas pour autant remplacé les femmes, les Sardinières qui manuellement préparent, placent ces sardines dans leurs petites boites serties, puis stérilisées. L’album de Léah Touitou au scénario et story-board, Max Lewko au dessin raconte à la fois le quotidien des sardinières dans les années 20 mais surtout leur lutte pour obtenir des conditions de travail décentes. Le Choeur des sardinières fait découvrit non seulement une industrie toujours vivante bien sûr, un métier très régional mais aussi une revendication historique socialement.

Finistère en 1924, les hommes sont marins, les femmes sardinières. A douze ans les garçons sur l’océan, les filles à l’usine. Il y a 23 conserveries de sardines à Douarnenez, Mona travaille chez Chancerelle avec sa cousine Marie. Si pas de poisson pas de travail, l’attente n’est pas payées. Et soudain c’est la ruée, des rangées de sardinières qui coupent les têtes, nettoient les sardines,. On s’y habitue dit Mona. Anne va devenir contremaîtresse. Joséphine qui était partie à Paris est revenue à la mort de son mari à la guerre et à l’usine. La petite Zoadig voudrait aller à Paris, ne passe marier à un pêcheur. On ne chôme pas à l’usine, on est surveillé et Anne fait du zèle. Il faut faire attention au poisson qui peut finir au déchet. Les filles chantent des airs révolutionnaires mais reviennent aux chants bretons. Une paye de misère avec déduction du déchet pour Mona. Mais la solidarité joue alors que la vie est très dure, la pauvreté règne. La colère commence à gronder.

Tension social et familiale, les marins dépensent leur argent au bistrot et son autoritaires. Pas question d’études pour leurs enfants. L’usine direct. Une naissance en perspective, la formation des nouvelles très détaillée, le désespoir qui s’installe, des renvois et la grève qui éclate. Mona la rejoint. Une chronique vraie d’un mouvement et d’une profession méconnue, les Penn-sardin vont se battre et gagner mais au prix de sacrifices. En 1905 il y avait déjà eu une grève, deux mois. Cette fois la politique a pris le relais, les marins rejoignent le mouvement. Mais qui va vraiment l’emporter, ouvriers ou politiques ? Des grèves il y en aura d’autres. Une leçon d’Histoire à découvrir.

Le Choeur des sardinières, Steinkis, 20 €

                                                                       

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