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La Dernière Danse, la fin des flèches d’argent

1939, les Grands Prix automobile iront jusqu’à ce que la guerre n’y mette un terme. Dans la Dernière Danse le paradoxe et l’Histoire veulent que ce soit des écuries allemandes qui soient les meilleures. Au Grand Prix de Belgrade il y a Mercedes et Auto Union avec leurs bolides. Youssef Daoudi (Portraits) signe un album puissant comme les moteurs des Flèches d’Argent. Un graphisme très particulier, une narration claire pour un événement oublié que la guerre va écraser dans les mémoires. D’où l’intérêt de cette narration où les voitures de course superbes vont laisser la place aux Panzer souvent des mêmes fabricants. Ou à la voiture d’Hitler, une Mercedes.

Le Reich pavoise et le bruit des bottes envahit l’Europe. Les Flèches d’argent aux lignes pures et gris métal s’élancent en vrombrissant. Chez Auto Union le moteur est arrière central. A l’avant pour Mercedes. Un outil de propagande nazi dont le NSSK contrôle tout. Rudolph Caracciola, Richards Seaman, Manfred Von Brauchitsch, Bernd Rosemeyer s’affrontent. Après les prix de Pau, Reims, Spa ou le Nürburgring Mercedes est en tête. Auto Union défend sa peau comme elle peut. Alfred Neubauer est le directeur d’équipe. Direction Belgrade mais les pilotes sont réticents vue la situation internationale. Restent les Allemands. 28 août à la frontière yougoslave, l’équipe Daimler-Benz passe la frontière. Le circuit est urbain sur des pavés glissants. 50 tours en une heure. Von Brauchitsch , issu d’une grande famille de militaires s’indigne des pavés. Et il st là pour battre son coéquipier Lang, son antithèse, ancien mécano.  Le 1er septembre la Pologne est envahie. La France et la Grande Bretagne rentrent en guerre contre l’Allemagne mais la course aura lieu le 3 septembre, jour néfaste. Qualifications, cinq voitures au départ. On oblige Neubauer à courir.

La seconde guerre mondiale commence en même temps que se joue le Grand Prix. Un combat acharné. Comme sur le front et dans le même état d’esprit pour Manfred Von Brauchitsch mais le gagnant est italien après tout allié du Reich. Un simulacre de course pour la fin de l’âge d’or des Grand Prix. Mais pour il y en aura d’autres après la guerre, la passion du sport automobile ne mourra pas. Une bonne gestion de la couleur en harmonie avec la course.

La Dernière Danse, 48 pages, Glénat, 15 €

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