Un vrai Janus, François Boucq. En l’espace d’un mois il signe des titres qui montrent au moins deux faces de son talent créatif, sans limites. Avec classe et talent il passe du surréalisme cocasse pur et drôle au western le plus classique.
Boucq est d’abord le père de Jérôme Moucherot, agent d’assurances atypique, un crayon dans le nez, un slip en peau de léopard et un manteau identique qu’il lui faudra dompter avant de le porter. Après dix ans d’absence et un changement d’éditeur Moucherot refait parler de lui. Avec Le manifeste du mâle dominant (Le Lombard, 14, 45€), Boucq tenait « à ce l’on sache tout sur Moucherot, personnage falot en apparence mais un gagneur dans l’âme. Alors, entre humour et délire, j’ai essayé de savoir comment Moucherot fonctionnait. Il est fidèle, rigolo, dominateur sans jamais avoir besoin de s’imposer ».
La femme enceinte de son meilleur ami est froidement abattue. Le coupable, le fils du patron d’un pénitencier, un psychopathe. « Un destin tragique celui du Bouncer. Un type peinard, héros malgré lui dans un cadre hors normes, ce pénitencier scène de sa vengeance ».
Déterminé le Bouncer et un album qui va le mener en enfer dont on va reparler dans Ligne Claire. Dernier détail de Boucq : « Je suis aussi sur la suite du Janitor, agent secret du Vatican ». Mieux que Janus, Boucq, un multi-faces.
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