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Alexandre le Grand, conquérant de l’impossible

Alexandrie, la ville phare égyptienne au nom de l’un des plus grands conquérants de l’Histoire resté dans les mémoires comme aussi un stratège politique. C’est à cette cité que l’on pense quand va commencer la saga que raconte David Goy et Luca Blengino, l’historien Paulin Ismard et Antonio Palma au dessin. Alexandre le Grand voulait un seul empire de la Grèce à la Perse. L’album se penche sur cette partie de sa vie, ses avancées victorieuses tout en donnant en fin un récapitulatif complet sur ses origines et son destin fabuleux. Un dessin troublant, aiguisé au profil cinématographique, réaliste de Palma apporte un intérêt supplémentaire à cette aventure hors normes.

300 avant J.-C., à Memphis, deux Grecs qui ont suivi Alexandre de Macédoine en Perse se souviennent et racontent leurs aventures au pied de la statue d’Alexandre le Grand. Il y a un hoplite, un de ces soldats d’exception qu’Alexandre va utiliser dans ses batailles, et un scribe qui prendra des notes pour raconter ses faits d’arme. Ils sont amis et confrontent leurs souvenirs depuis le jour où Alexandre a fait son entrée dans Memphis, soumettant l’Égypte par la force mais en respectant aussi sa culture. Le but d’Alexandre, petit roi grec est d’unifier en un seul royaume la Grèce et la Perse avec tout les pays qui sont entre les deux territoires. Devenu une sorte de dieu il poursuit Darius qu’il a battu, arrive à Babylone. Il prendra Persépolis, sera le maître de l’Iran actuel. Mais au sein même de ses troupes, après tant de victoires, ses hommes veulent rentrer en Macédoine.

Alexandre a toujours voulu aller plus loin. Il atteindra l’Indus, conquérant de l’impossible. Fin stratège, il va créer de toutes pièces un empire jamais égalé en taille, fonder près de soixante-dix villes qui portent son nom mais ce ne sera pas simple et il ne saura pas véritablement organiser sa succession. Il voulait unifier la Grèce antique et la civilisation perse et aurait pu continuer le long du bassin méditerranéen vers la Libye et la Tunisie. Il n’en aura pas le temps. Alexandre sera le modèle des futurs grands conquérants dont César, voire Napoléon et sa campagne égyptienne. Devenu un personnage de légende, cet album remet si l’on peut dire les pendules à l’heure en désacralisant le personnage.

Ils ont fait l’Histoire, Alexandre le Grand, Glénat Fayard, 14,50 €

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