Les Chroniques d’un maladroit sentimental, un amoureux transi qui va trouver sa « perle »

Les Chroniques d'un maladroit sentimental Que c’est dur de trouver la femme de sa vie. Surtout quand on est un peu nul et qu’on est le héros des Chroniques d’un maladroit sentimental. Gérard court après le bonheur qui pour lui est féminin. Certes, comme il le dit, les femmes sont souvent chiantes. Il le sait , il a une mère et une ex mais bon on fait avec. Gérard aussi. Il est comédien et va tomber sans le faire exprès sur Florence. Pour la séduire il va se mettre en quatre, transformer son home en serre tropicale. Parler à des personnages qu’il imagine autour de lui, au lecteur.

Florence est divorcée et a des enfants, trois filles. Angoisse pour Gérard qui souffre de spasmophilie mais l’amour est le plus fort. Au moins dans ce premier tome écrit pas Vincent Zabus, mis en cases par Daniel Casanave et colorié par Patrice Larcenet. Une écriture scandée, avec sa part de poésie. Zabus avait signé le superbe Les Petites gens au Lombard (voir chronique en fin de rubrique). Casanave surfe sur son texte en cases claires. On avait aimé son Mary Shelley.

Les Chroniques d’un maladroit sentimental, Tome 1, Petit béguin & gros pépins, Vents d’Ouest, 11,50 €


Les Petites gens

Des voisins, des petites gens qui se croisent sans oser se voir, un petit garçon qui a perdu sa mère et dont le papa ne veut plus parler, un bouquiniste amoureux, un employé taciturne, leurs destins vont se télescoper. Pour le meilleur, pas à pas. C’est une bouffée de tendresse et de bonheur que nous donnent Vincent Zabus et Thomas Campi avec un dessin clair, fantasque et une histoire qui prend aux tripes.
Certes tout finira bien. Un peu d’optimisme, d’espoir, de nos jours cela ne se refuse pas. Alors profitez-en.

Les Petites Gens, Le Lombard, 14,99 €

Les Petites gens