Karma City, tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes

Karma City, une ville parfaite où vivre est un plaisir. L’intérêt général prime sur le particulier. Sauf qu’à Karma City il va y avoir comme des dérapages et des maux de tête mortels. Alors le bureau des enquêteurs va entrer en piste pour ce polar sous haute tension et sous emprise d’une philosophie de vie qui pourrait bien être remise en cause. Une vraie découverte signée par Pierre-Yves Gabrion qui a conçu en deux albums bien épais son histoire pour le papier comme pour le numérique.

Karma CityAsuka, flic déjanté, et son patron Napoli ingérable, se voit imposer l’agent principal Kate Cooper, une novice, comme chef d’équipe. Et au moment où deux suicides ou meurtres semble-t-il viennent troubler l’ordre établi de Karma City. Un peu coincée Kate mais volontaire. Napoli comprend vite que rien n’est simple dans cette affaire de suicides. La série noire continue. Ce qui va impliquer que les policiers sortent de la ville et aille en zone grise, un endroit moins sécurisé où l’une des victimes était géologue. Un shériff adjoint est à son tout victime de maux de têtes mortels. Il semblerait qu’on ait voulu éviter que la géologue puisse témoigner de ses découvertes dans le désert. Un complot est en place mais pourquoi ?

Les limites de la société parfaite, quelle soit politique, idéologique ou religieuse, c’est la trame de fond de ce Karma City qui peut se lire à plusieurs niveaux. On aime l’ambiance, le personnage de Napoli revenu de tout mais hargneux, celui de la jeune Kate qui s’accroche et deviendra un élément de choix et puis l’humour de Asuka avec ses gadgets ou celui du vieux légiste. Karma City joue sur des registres connus mais qu’a su renouveler, réinventer Gabrion appuyés par un dessin réaliste clair. On va voir comment finira cette aventure dans le tome 2 en pensant que Karma City pourrait tout à fait devenir une série à part entière.

Karma City, T1, Dupuis, 20,50 €

Karma City
Gabrion ®