Comics

Eerie et Creepy, Dimwood, la peur a un nom

Deux sorties majeures chez Delirium dont on ne dira jamais assez la qualité du travail éditorial qui fait redécouvrir la Bd anglo-saxonne avec des albums superbes. Au programme Eerrie et Creepy par Bernie Wrightson et Richard Corben pour Dimwood. Histoires courtes comme celles que l’on lisait au début des années 70 et une histoire longue tordue à souhait avec le trait incomparable de Corben, reconnaissable entre tous.

Eerie et Creepie c’est l’abominable vieux type qui présentait chaque histoire avec un humour aussi noir que les pages à venir. Whrightson, comme le présente Bruce Jones c’est la star du comics, l’auteur du Chat noir qui figure en tête du recueil. Un dessin qui fout la trouille mine de rien. Des regards édifiants, l’horreur aussi dans sa banalité. Un chat à se méfier du sien, on ne sait jamais. Jennifer ensuite, un meurtre, un esprit dérangé, un visage défiguré et une passion torride mais désespérée. Clarice, un fantôme dans la neige et Country Pie, un piège pour un beau gosse entreprenant. Dick Swift et la mort d’un petitb garçon, que des joyeusetés à ne pas fermer l’oeil mais cela on le sait depuis longtemps avec Eerie et Creepie. Au palmarès de cet album des noms comme Carmine Infantino, Howard Chaykin ou Nicolas Cuti. Un cahier final de scènes originales. Délirium, 25 €

Dimwood c’est du Corben à l’état pur. Un préface de Joe R. Lansdale un grand connaisseur et auteur. Une brave dame, Xera, en voiture prise dans un curieux éboulement, un tissu blanc sur son pare-brise. Elle continue à pied dans les bois alors qu’elle sent une présence étrangère. Course poursuite et son frère Noah qui apparait. Elle ne l’a pas vu depuis des années. Il l’emmène à travers un cimetière où se tient une cérémonie. Elle ne reconnait pas les gens qui eux se souviennent d’elle. Peu à peu tout lui revient. Un enfant pleure, elle le récupère. C’est Karen qui a peur du diable de Dimwood. Xera rentre chez elle, retourne à sa voiture avec son frère. Karen hurle quand on approche de sa maison, la porte est ouverte, du sang partout. L’enfant s’enfuit dans la forêt spongieuse. Un manoir à la Adams, la pluie et tout peut alors commencer avec l’horrible Virgil Dim, beau-père de Xera. Là aussi l’horreur est partout, plus latente sur une histoire très maîtrisée. Delirium, 25 €

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