Bettie Hunter, des proies et des larmes

Une gamine qui n’a plus rien à perdre dans un monde futur où les Terriens ne sont pas aimés pour cause de massacres des populations locales à répétition. Bardée de diplômes mais mise à l’écart, Bettie Hunter est devenue chasseuse de primes intergalactique avec un robot un brin déglingué, Harvey. Aurélien Ducoudray (on a chroniqué Chen, autre album récent) est parti dans les étoiles noires pour ce scénario très inventif, astucieux qui touchera tous les publics, humour en prime. Idem pour Marc Lechuga au dessin qui a mis au monde personnages, aliens improbables mais jubilatoires.

Bettie Hunter

Bettie Hunter affronte un vers géant, le Pamoul car dans son ventre il y a un stock de nourriture sous forme de proies gélifiées. Dont Himmel recherché pour délits divers. Elle le libère, laisse sa carte aux autres victimes et extrait sa capture. Prime payée, Bac +12, son surnom, se souvient de son enfance studieuse qui lui a permis d’engranger des infos vitales par la suite. Personne ne veut des humains car ils ne servent à rien. En théorie car Bettie fait face à des durs de durs anti-terriens. Sans oublier quelques-unes de ses proies qui aimeraient bien lui faire un sort. Quand lui arrive la mission de l’année, retrouver la sœur de Thalya Skraalgard.

Bettie Hunter

Bettie est une douée, une gamine qui a grandi avec son robot, virée de l’orphelinat. Il y a des retours en arrière nombreux qui expliquent bien l’environnement social, politique et la vie de Bettie. Des petits Skrofols vont la charmer et ils vont faire Clac Clac ensemble. Un joyeux délire mouvementé qui prend bien et un robot super sympa. Mais ça va se compliquer pour Bettie qui risque de se faire balader. Dessin parfaitement dans le ton. A suivre.

Bettie Hunter, Tome 1, Comix Buro Glénat, 15,50 €

Bettie Hunter