Jonas Crow est sur la piste du diable. On l’avait laissé un brin paumé après que sa copine Rose ait été obligée de suivre le machiavélique docteur Quint, ancien boucher en chef d’un camp de prisonnier, un obsédé de l’expérimentation médicale sur cobayes contraints et forcés. Et Crow a aussi les marshalls aux fesses mais la très efficace Lin avec lui. Dans ce tome 4 l’Undertaker s’offre un voyage en enfer et suit à la trace sanglante l’ex-ogre de Sutter Camp. Xavier Dorison a bien redistribué les cartes. De chasseur, Crow risque de devenir le gibier face aux manipulations du bon docteur roi de la manipulation psychologique. Qui va gagner le match ? Ralph Meyer apporte au récit la force de son talent, ses plans fouillés en clair obscur et les expressions percutantes qu’il donne à ses personnages.
Dorison a su brouiller les rôles. On n’est plus dans le western classique, le méchant et le gentil qui fait sa loi. Trop simple. Place au drame quasi cornélien. Le monstre est presque sympathique à ses victimes qui on besoin de lui. Astucieux et qui permet d’ouvrir d’autres horizons, d’autres déclinaisons. Tuer ou pas, telle est la question cette fois shakespearienne. Reste que l’action mène la danse. Dorison se laisse des ouvertures. On va retrouver à coup sûr l’Undertaker dans d’autres aventures aussi bien ficelées et toujours sous le crayon magique et réaliste à souhait de Meyer. Du cousu main dans tous les sens du terme, chirurgical bien sûr.
Undertaker, Tome 4, L’Ombre d’Hippocrate, Dargaud, 13,99 €
Recevoir Florence Cestac c'es toujours un évènement et un plaisir. Elle sera le samedi 3…
Depuis 2019, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue…
Le Festival Formula Bula a attribué son Prix PRIMA BULA à Le Parc Saint-Rien de…
Il y a de plus en plus rarement des BD qui vous font vaciller le…
Du 30 septembre au 24 octobre 2026 la galerie Daniel Maghen est fière de consacrer…
Sherlock sans Sherlock, ni Watson mais avec Sir Conan Doyle son créateur et son fidèle…