Attention au départ, c’est pour bientôt et de nouveaux documents ont été publiés pour dévoiler (un peu) ce qu va être cet évènement incomparable. On vous avait annoncé l’exposition En Voiture avec Tintin à Mulhouse du 5 avril au 11 novembre 2025, au Musée National de l’Automobile – Collection Schlumpf (ce sont deux frères dont en fait la collection personnelle est à l’origine du musée). Une immersion unique dans l’univers automobile de Tintin à travers une exposition inédite consacrée aux voitures emblématiques des aventures du célèbre reporter créé par Hergé.
Pour la toute première fois, les voitures emblématiques de l’univers de Tintin, imaginées par Hergé, sont exposées aux côtés des modèles réels qui les ont inspirées. Cette exposition plonge le visiteur dans un parcours qui transcende les frontières de la fiction. Chaque voiture, chaque esquisse, chaque anecdote met en lumière un épisode marquant des aventures du célèbre reporter. L’exposition se décompose en deux parties. Premier volet de cette exposition riche en images, en objets (voitures miniatures et autos en taille réelle ) et en documents divers (facsimilés de dessins originaux, feuillets de documentation, catalogues et dépliants, bleus de coloriage, photographies, croquis techniques,…), le parcours est jalonné de nombreuses découvertes, tant pour les amateurs de belles mécaniques que pour les tintinophiles.
Dans le second volet de l’exposition En voiture avec Tintin, le visiteur va découvrir l’envers du décor avec une reconstitution du bureau du père de Tintin, au cœur des studios Hergé, créés en 1950. C’est avec l’épisode de L’Affaire Tournesol (1956) que débute une nouvelle méthode de travail dans ce qu’on pourrait appeler l’atelier d’Hergé. Entouré de dessinateurs chevronnés et de coloristes qui le sont tout autant, le père de Tintin a mis au point une série de procédés et de procédures qui vont aboutir à une sorte de perfection graphique rarement atteinte dans le passé. Elle se caractérise par le recours systématique aux planches crayonnées (exécutées à la mine de plomb) de format identique (300 x 500 mm en moyenne) avant de finaliser le travail avec les planches au trait (réalisées à l’encre de Chine).
De Tintin au pays des Soviets (1929) à Tintin chez les Picaros (1976), les engins motorisés peuplent les pages de chaque album. Chaque modèle dessiné par Hergé nous en apprend un peu plus sur son travail et sur l’histoire passionnante de l’automobile. Ses archives, dûment classées et conservées par la Fondation Hergé témoignent de son intérêt pour les belles carlingues. Elles viennent de France, d’Italie, d’Angleterre, d’Allemagne ou des États-Unis. Berlines, limousines, décapotables, coupés, conduites intérieures, leurs lignes racontent une époque, un esprit, un art de vivre. Dans les aventures de Tintin, les voitures sont indissociables de l’action et participent pleinement au ressort comique et dramatique du récit. Si Hergé les représente d’abord sans grande volonté de réalisme, il acquiert au fil du temps un souci d’authenticité qui le pousse à soigner particulièrement le galbe d’une ligne ou encore les attributs techniques des plus sophistiquées d’entre elles. Hergé lui-même aimait les belles mécaniques, avec une préférence marquée pour les carrosseries et les marques italiennes.
Hergé aimait les belles voitures, il adorait la vitesse, du moins dans la première partie de son existence. Quelques voitures qu’il avait acquises sont représentées dans les 24 albums de Tintin. Ainsi, l’Opel Olympia cabriolet du Sceptre d’Ottokar, la voiture des espions syldaves, est la même que celle qu’Hergé possédait à l’époque. En effet, il s’offrit sa première voiture en 1938, à l’âge de 31 ans. « Je l’avais achetée aux Établissements Paul Cousin. Pendant la guerre, je l’avais cachée dans une grange, car les Allemands réquisitionnaient les voitures. Je n’ai donc pas beaucoup roulé avec. En plus, l’essence était quasi introuvable. Puis je l’ai prêtée à un médecin… À la Libération, elle s’est faite un peu plier par un gros camion américain…» Peu de gens le savent, Hergé a été également le propriétaire d’une Imperia Mésange qu’il a dessinée dans Le Crabe aux pinces d’or, remorquée par une dépanneuse. Un modèle de 1940, acheté d’occasion. Les automobiles Imperia étaient fabriquées à Nessonvaux, en Belgique, et le modèle «Mésange » était une «Adler » construite sous licence avant-guerre (1932).
Pas d’hésitation, il faut aller à Mulhouse d’autant que l’exposition dure jusqu’en novembre prochain. Elle est unique comme aussi le Musée. Une occasion en or de faire d’une pierre deux coups.
Musée National de l’Automobile – Collection Schlumpf 17 rue de la Mertzau 68100 Mulhouse (entrée des visiteurs) 192 avenue de Colmar, BP 1096, 68051 Mulhouse cedex (adresse postale et administrative) 03 89 33 23 21 – info@museedelauto.org
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