Pretty Little Nightmares, des jumeaux terrifiants

Deux petits monstres en pull marin, Lili et Winker, vont semer une horrible pagaille autour d’eux et déclencher des phénomènes terribles. Tout ça pour un œil de verre qui va devenir le point de départ d’un rayon de la mort capable du pire dont la transformation de pauvres humains en réceptacles d’Alien visqueux. David Chauvel et Hervé Boivin s’en donnent à cœur joie dans cette cavalcade endiablée sanglante et noire comme l’encre qui la compose.

Pretty Little Nightmares Un poivrot qui a un œil de verre est pris pour cible par deux affreux jumeaux. Il perd son œil que l’un des malfaisants juvéniles propulse vers les cieux avec sa fronde. Un rayon traverse alors l’espace pendant que l’alcoolique se réfugie dans un bordel et se fait croquer par une dame goulue et énorme. Dès lors les habitants de la ville sont tous victimes d’une sorte insémination qui fait naître très vite des aliens qui ont tout de pieuvres gluantes. Un couple en fait aussi les frais et le poivrot reprend du service dans le style psychopathe tueur en série. Les jumeaux suivent la piste et font face à un éléphant en mal de liberté et a des doubles d’eux-mêmes qui ont de grandes dents.

On part avec ces cauchemars d’une base à la Stephen King pour rapidement déraper vers l’horreur fantastique pure et incontrôlée sous l’égide des jumeaux qui vont quand même en prendre pour leur grade. Deux histoires longues entrecoupées de deux brèves constituent le récit qui est assez inégal au final. Des hauts en particulier graphiques mais des bas aussi sur le plan narratif font de cet album un exercice de style qui accroche au coup par coup. Les jumeaux auraient pu avoir de l’avenir, allez savoir.

Pretty Little Nightmares, AAARG ! Éditions, 22 €