Il était rangé le Duke et s’était presque acheté une bonne conduite avec son Colt au vestiaire. Mais c’était sans compter avec Hermann et Yves H. qui lui ont fait un destin au cow-boy taciturne. Une bande de tueurs à éliminer, une petite fille seul témoin d’un massacre, une longue chevauchée ponctuée de cadavres, il se laisse tenter le Duke mais il a ses raisons. On ne dévie pas de la ligne tracée par le premier tome. Duke remonte en selle et ce ne sera pas la dernière fois bien sûr. Classique, dessin Hermann donc rien à dire si ce n’est admirer, un western qui assume et assure le spectacle. Sortie pour Angoulême où Hermann sera présent.
Le héros solitaire qui a des comptes à régler avant tout avec lui-même, des objectifs plus ou moins secrets, on est dans la tradition Hermann et Yves H. Surprise à la clé, scénaristique, qui va expliquer la détermination du Duke même avec une petite interrogation sur la façon dont il s’en sort mains attachés et sans arme. On ne pinaille pas. Pour le reste on a la relance finale, les duels dans la sierra, les paysages torturés et une palette de seconds rôles qui font bien leur job. Duke est taciturne à souhait. Le dessin, la mise en couleur directe, la connivence entre père et fils, Duke c’est du solide qui ne déçoit pas, bien au contraire, même si le genre est toujours difficile à renouveler.
Duke, Tome 2, Celui qui tue, Éditions Le Lombard, 14,45 €
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