Il avait soixante-douze ans et une carrière atypique. Carlos Nine était argentin et, de la BD à la sculpture, le cinéma ou l’illustration avait touché à la plupart des formes d’expressions artistiques.
Primé à Angoulême en 2001 pour le meilleur album étranger avec Le Canard qui aimait les poules, Carlos Nine était reconnu comme l’une des valeurs les plus enthousiasmantes du 9e art. Publié en France bien avant de l’être dans son propre pays en langue espagnole, Carlos Nine a commencé dans l’Écho des Savanes et chez des éditeurs comme Delcourt. En rejoignant Les Rêveurs de Manu Larcenet il y publie le plus grand nombre de ses ouvrages sans oublier le tome 8 de Donjon Monsters chez Delcourt avec Sfar et Trondheim. Il signe également la série en trois volumes de Jorge Zentner, Pampa (Dargaud).
Carlos Nine n’était pas un auteur grand public et c’est bien dommage tant son travail de peinture le rapprochait des plus grands noms de cet art. Il laisse une œuvre qu’il faut revisiter, trop tard peut-être, mais qui le mérite par son originalité et ses qualités.
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