Caballero Bueno, l’inspecteur Valverde enquête à l’Île de Pâques

Une version chilienne d’Hercule Poirot, Guillermo Valverde en a l’embonpoint, le style mais pas le melon. Dans Caballero Bueno, un petit modèle du genre on va sur l’Île de Pâques avec cet inspecteur facétieux et sympathique car un meurtre a été commis. Dépaysement garanti avec Thomas Lavachery et Thomas Gilbert qui avait déjà signé Bjorn le Morphir. Lavachery s’est inspiré du séjour de son grand-père pour une expédition sur l’île. Superbe traitement graphique pour ce polar ethnographique au héros atypique.

1933, il va débarquer sur l’île Guillermo Valverde dans la tempête, Havane au bec. Il est accueilli par les locaux, les Pascuans. Le gouverneur Valdès lui envoie un canot. Il reçoit l’inspecteur envoyé par son ami le président du Chili. Et veut le renvoyer chez lui car il dit avoir trouvé le coupable du meurtre d’un responsable anglais de la compagnie qui exploite l’île, Wilcox. Ce serait un indigène, Napoléon Riroroko. Valverde exige de l’interroger. Miss Burnett est certaine qu’il n’est pas coupable et Valverde pareil. Napoléon est fou mais quand même dangereux. Un diner chez le gouverneur, où on parle des statues, leur origine. Logé dans une vieille maison l’inspecteur a un faible pour le laudanum et joue du violon. Balade à cheval vers les lieux du crime sur une falaise qui domine l’océan.

Il va lui falloir de la patience, de l’intuition et de la perspicacité à Valverde car tous ne souhaitent pas qu’il trouve le vrai coupable. Des personnages complexes dans des lieux désertiques et sauvages,  des amoureux qui se cachent, la passé de Wilcox, le roi des lépreux, des rebondissements pour ce huis-clos insulaire et le coup de théâtre imparable, l’inspecteur saura-t-il reconstituer le puzzle ? Un récit superbement ficelé dans des décors superbes. Un début de série ?

Caballero Bueno, Rue de Sèvres, 25 €

 

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