Hound Dog, chaude ambiance garantie

Un titre de Presley, Hound Dog, et celui d’un album road-movie signé par Nicolas Pegon. Un chômeur, César, barbu dont le bras se paralyse trouve un chien moche chez lui et dès lors se retrouve embarqué dans une affaire tordue à souhait. Avec en prime un copain qui rêve d’Elvis, Alex. A qui il est le clébard, un chien de chasse qui a l’air idiot ? Pegon part en balade dans un univers sombre et angoissant qui est teinté d’un humour ironique, sur un dessin souligné de noir. Au final un polar qui ne dit pas son nom mais est brillant dans sa singularité scénaristique.

Hound Dog

Une réunion de pub, un slogan pour un whisky, et le King qui se trémousse en aboyant. Comme le chien que César trouve à son réveil dans sa piaule pourrie. Comme il a le bras qui se bloque il consulte et va faire un tour avec le chien chez son copain Alex qui lui passe ses nuits avec Elvis et a un Colt 45 en réserve. A la télé on annonce la mort d’un certain Cortez qui pose sur une photo avec le clébard que César trimballe. Direction Saint-Louis sur les lieux du suicide et de l’incendie de la maison du mort. Alex connait une flic qui est sur place, ce qui va leur donner quelques infos de plus. Ce qui ne résout pas pour autant le problème du chien mais va mettre le duo sur une piste pas des plus nettes.

Deux zinzins et un chien, pour le pire car le meilleur faut pas y croire. Ils vont remonter la piste et tomber sur un os, ce qui avec un chien peut servir. Dérapage et obsessions médicales, les hommes croient s’aimer et être bons parce qu’ils adorent les chiens. Erreur, suspense bien tendu, écriture soignée et cadrage efficace. Un premier album fort, étonnant et dans lequel on plonge pour une longue apnée de qualité. Chaude ambiance garantie.

Hound Dog, Denoël Graphic, 24,90 €

Hound Dog

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