Edmond Baudoin et Tanguy Dohollau se sont parlés, par lettres et dessins interposés pendant plusieurs années. On connait la sincérité, la spontanéité sur fond de traits noirs, épais ou pas d’Edmond Baudoin. On sait sa vision des choses, au moins en partie car il peut rester secret, grâce à des rencontres ou à ses livres. On connait moins Dohollau et pourtant, en lisant La Diagonale des Jours on découvre un auteur sensible au trait fin, travaillé et très évocateur, réaliste sans pour autant abandonner une part évidente de poésie. Les deux hommes échangent, font des pauses, évoquent le monde qui les entoure, leurs craintes, leurs passions et leurs envies.
Une intimité rare, une franchise souriante ou grave, comment se situent Baudoin et Dohollau ? Ils ne trichent pas. Le récit est fluide. On se plonge à leur suite. Des Lettres Persanes revisitées ? Et si Montesquieu ou Madame de Sévigné avait su dessiner. Dohollau est plus écrivain que Baudoin, graphiste aussi. Ils engagent leurs vies personnelles dans leurs dessins, et charment. On ne s’ennuie pas. On les suit et on se prend au jeu de cette intimité intellectuelle et amicale. Un très bel ouvrage tout en finesse, une belle réédition.
La Diagonale des Jours, Des Ronds dans l’O, 18 €
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