
On pense de suite en lisant le titre, Banana Story, à Vallès des Maîtres de l’orge grand classique signé Van Hamme aux récents Damnés de l’or brun. Une saga comme on les aime, authentique en fait, un gamin exilé aux USA qui fera fortune grâce à la banane trop mure. Un premier tome que l’on doit à Jack Manini au scénario, Kyung Eun Park au dessin. Un diptyque qui va montrer que la banane n’a pas été innocente sur la main mise sur l’Amérique du Sud par une très puissante entreprise américaine. Minor Cooper Keith a fondé l’United Fruit Company (UFC), une multinationale qui finira par avoir entre autres le monopole de la banane d’où le surnom de certains pays de républiques bananières. Mais Sam Zemurray, l’homme banane va rebattre les cartes.

Un pogrom en Roumanie, un petit garçon heureux voit pourtant sa famille massacrée sous ses yeux. Il réussit à fuir et arrive aux USA comme immigré aux débuts des années 1900. Il aurait un oncle à New-York mais il est mort. Il cherche un travail, vole une banane, un fruit qu’il découvre. Il embarque, passager clandestin sur un cargo vers l’Amérique du Sud, vole dans la cuisine pour se nourrir. Un autre clandestin est à bord. Samuel et Tommy décident de faire cause commune. Le cuistot s’alerte de la disparition de nourriture et piège Tommy. Samuel le libère. Ils volent de quoi tenir cachés. Tommy est américain, sa mère gréviste a été tuée par la police. Destination le Guatémala et l’United Fruit Company pour travailler. Une fois de plus ils sont coincés par les marins et se jettent à la mer. Ils arrivent à nager jusqu’à la terre où ils découvrent des bananeraies propriétés de Minor Cooper Keith qui a fondé l’United Fruit Company. Les deux jeunes gens se présentent à un riche américain de la UFC qui les embauche. Mais ils sont payés en bons d’achat. En défrichant ils tombent sur des paysans dont une jeune fille Jimena qui ont les titres de propriété des terres que veulent exploiter gratuitement l’UFC qui cède au moins provisoirement.

Un trio amoureux, un patron tyrannique qui va avoir des soucis, des détournements de source pour expulser les paysans locaux, l’affrontement entre les deux copains, la tension sociale et une idée de génie. Mais les obstacles seront nombreux. Une aventure qui raconte la vie de Samuel Zemurray prêt à tout et son destin extraordinaire créateur d’empire qui va s’associer à Cooper Keith. Bon coup de crayon et écriture bien cadré de Manini. A suivre avec impatience.
Banana Story T1, 112 pages, Rue de Sèvres, 21,90 €

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