Fabcaro, pourquoi avez-vous choisi d’emmener nos irréductibles gaulois en Lusitanie ?
Il fallait d’abord trouver, évidemment, une destination où nos amis ne se soient jamais rendus. Et, mine de rien, le champ des possibles se réduit peu à peu, nos Gaulois commencent à avoir pas mal voyagé ! Et puis j’avais envie d’un album ensoleillé, lumineux, dans un pays méditerranéen, qui fasse un peu vacances. Donc la Lusitanie (qui correspond aujourd’hui au Portugal) s’est assez vite imposée. J’y étais déjà allé plusieurs fois en vacances, j’avais adoré ! Les gens y sont très chaleureux.
Comment avez-vous préparé cet album ?
Nous avions la chance de traiter d’un pays existant, et pas très loin de chez nous, nous n’allions pas manquer l’occasion de nous rendre sur place. Pendant l’élaboration de l’album, l’éditeur et moi nous sommes rendus au Portugal pour nous imprégner des lieux, des ambiances, des spécialités locales, prendre des notes, faire des repérages, prendre des photos…
Que pouvez-vous nous révéler de l’intrigue ?
Eh bien tout ce que je peux vous dire c’est qu’un ancien esclave lusitanien qu’on a croisé dans Le Domaine des dieux va venir demander de l’aide à nos amis…
Didier Conrad, êtes-vous déjà allé au Portugal ? Cette destination vous a-t-elle immédiatement inspiré ?
Je suis allé au Portugal il y a quelques années et le pays m’a beaucoup plu. J’ai aussi reçu un super reportage photo de Fabrice Caro. Cela m’a donné de précieuses indications, que j’ai complétées par des recherches en ligne. J’adore dessiner les albums de voyage. Je me régale à reproduire les paysages pittoresques et à y introduire des clins d’œil propres à la culture du pays visité et ce n’est pas ce qui manque au Portugal !
Racontez-nous la création de ce visuel. Pourquoi ce choix ?
La calçada portuguesa est une véritable signature artistique et culturelle du Portugal. L’éditeur et Fabrice m’ont submergé de photos de rues et de places pavées. Il m’a semblé évident de rendre hommage au formidable travail des artisans qui ont taillé et placé chacun de ces pavés noir et blanc à la main. Il m’a d’ailleurs moi aussi fallu énormément de temps pour reproduire les pavés un à un. En ce qui concerne le motif, j’ai voulu un poisson emblématique du pays : le fameux bacalhau, (i.e la fameuse morue).