C’est fini, la comédie est terminée, la farce est jouée. On range les accessoires, Angoulême 2026 n’aura pas lieu. Les organisateurs qui avaient au préalable envoyé un mail informel à certains de leurs partenaires, en parlant de « mise à l’arrêt » l’ont annoncé officiellement, ce lundi 1er décembre 2025. Rien de bien étonnant.
Un jeu de dupes remarquable car l’organisateur 9e Art+, société mandatée pour mettre en place ce festival, s’est exprimé par son cabinet d’avocats et rejette toute la faute sur les pouvoirs publics, notamment la mairie qui avait annoncé, il y a une dizaine de jours, priver l’événement de toutes ses subventions. D’où écrivent les avocats que « dès lors, l’édition 2026 ne pourra matériellement pas avoir lieu dans des conditions appropriées. » Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. On sait que 9e Art+ a théoriquement en charge l’édition 2027 et se retirerait ensuite mais comment imaginer que auteurs, éditeurs se déjugent et ne continuent pas à remettre en question cette société pour tous les motifs déjà évoqués dont son choix de jouer cavalier seul. Ce qui oblige la mairie d’Angoulême prise entre tous les feux de trouver une solution au mieux de ses propres intérêts. Pas de Festival 2026 c’est une perte sèche qui fera déjà très mal à la ville, aux commerçants. Pour la ville 2027 doit avoir lieu mais sans 9e Art+. Le maire, Xavier Bonnefont avait demandé que l’édition 2027 ait lieu dans « des conditions attendues par l’ensemble de la profession en passant justement par un nouvel opérateur et en participant au renouveau engagé par les pouvoirs publics pour construire le festival de demain dès 2027 ». Ce que demandait également le Syndicat national de l’édition et donc les principaux éditeurs. Rien n’est donc terminé et tout commence pour en arriver à quoi ? Changer de lieu mais où ? Ou rester à Angoulême ? Et les auteurs dans tout ça, quelle position vont-ils prendre si 9e Art+ persiste pour 2027 ? Quelles indemnités pour 9e Art+ si la société est virée dès maintenant ? Et le public lui il assiste impuissant à cette guerre des chefs où les intérêts globaux en jeu ne sont pas neutres. A suivre car non, en fait la tragi-comédie n’en est qu’au premier acte. JL TRUC
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