On se souvient le plus souvent que la France a aidé largement les futurs Etats-Unis à acquérir leur indépendance. Lafayette en a été le symbole le plus marquant et le sujet souvent traité en BD. Cette fois ce sont Laurent Paturaud et Esther Gil à qui l’on doit un très bon Mata Hari qui signent Amériques un nouveau volet sur cette aventure à la fois humaine, volontaire et ensuite politique histoire de s’opposer aux Anglais qui étaient les colonisateurs du territoire. Une belle page de l’Histoire de France cette épopée et en 1917, quand les USA rentrent en guerre ils débarquent en disant Lafayette nous voilà.
Octobre 1781 sur le Franklin, au milieu de l’Atlantique, un jeune homme revient vers la France pour raconter son épopée et honorer la mémoire de ceux qui se sont faits tuer. Le chevalier du Buysson et le commandant voient un navire anglais les prendre en chasse. Le chevalier veut protéger ses notes. Abordage et il est assommé. Cinq ans plus tôt en 1776 il a été invité à une réunion secrète par De Broglie où se trouve Deane qui va leur faire un exposé sur la cause américaine. Deane émissaire du Congrès américain confirme que tout va mal en Amérique, la révolte gronde. Il y a eu la Boston tea party, les cargaisons britanniques jetées à la mer. Les colons sont décidés à défendre leurs droits. A Philadelphie le 4 juillet 1776, à Independence Hall la déclaration d’indépendance a été signée, treize états US ont vu le jour mais les troupes de Washington sont en difficultés face aux 30 000 soldats anglais. IL leur faut des équipements, des armes. Franklin est venu plaider leur cause auprès du roi. Il faut aussi des officiers français reconnus pour encadrer les insurgés. Lafayette est là et arme un navire. Mais des espions ennemis les pistent. Du Buysson est prêt à suivre Deane.
Les évènements vont s’enchaîner. A Londres Georges III s’inquiète et est furieux contre Lafayette. La flotte anglaise bloque les côtes. On y ajoute la part romanesque et sentimentale avec la belle et farouche Gabrielle de Souvigny qui sera l’éclaireuse de la colonne. Le dessin est bien cadré, travaillé, classique certes mais ce n’est pas un mal pour ce style de récit. Bon découpage aussi. A suivre de près.
Amériques, 96 pages, Editions Maghen, 19,50 €
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