Au premier abord on n’a pas été très emballé. Règnes modernes joue sur un anthropomorphisme qui est à des années lumière de celui de Blacksad ou d’autres. Encore que des influences … A croire que Yann Brouillette au scénario et Paolo Loreto ont des comptes à régler avec l’humanité tout en entière. Dans un excès de violence qui gène un brin. Certes il y a du travail, des idées mais une horreur finalement assez inutile parfois. On ne doit pas être capable peut-être de comprendre la démarche, la thèse et le combat de ces âmenimaux dôtés de raison qui ont adopté voire amplifié nos pires travers. Et transformé femmes et hommes en victimes, nourriture ou pire. Mais c’est à la lecture qu’on se dit qu’après tout faut pas jeter l’eau du bain trop vite.

Un couple nu dans une rivière, une balle pour l’homme, des gosses dévorés et scalpés, une femme au crâne défoncé. Un âmenimal à corps humain et tête de cerf ou d’our. Un soirée où tous les protagonistes bc-bg ont des têtes d’animaux, d’oiseaux, un chapeau en peau de visage d’enfant (?) et ont un soucis avec une maladie régénératrice du cerveau Barx un loup à qui il manque une oreille est chargé de la sécurité. Le maître de cérémonie est un lapin, Bonnie. Le spectacle ce sont des humains comme dans un cirque, le Sapiens. Soudain une humaine se met à parler ce qui est impossible. Les moutons ont préparé un attentat avec des cocktails Molotov au nom de la secte de pattes de Zyeu. Boucherie en direct et le petite fille est récupérée par le lapin alors que le bélier a encorné un collègue de Bark. Le lapin veut le convaincre que la gamine est un cas unique. Bark décide de la protéger. Les humains sont censés ne pas ressentir de douleur et ne sont pas dignes de considération morale comme les âmenimaux. Mais il y a une opposition qui veut se battre contre la lutte contre les infidèles. Direction pour en savoir plus vers la cité des oiseaux. Magie avec des humains, le fillette parle de mieux en mieux. Le docteur Charlotte est ébahie par la jeune Kooky. Des enfants humains en cage ou en laisse et Kooky qui veut retrouver son frère, Barx est sceptique mais il y a un détail qui pourrait faire la différence.

On resserre heureusement les boulons sur la fin de ce premier tome. Retour à un certaine forme de classicisme mais il manque de la rigueur à l’ensemble. On comprend bien que c’est une diatribe contre les humains qui sacrifient, méprisent, torturent le monde animal. Retour à l’envoyeur et on inverse les rôles. A y être autant revoir La Planète des singes.
Règnes modernes T1, Prédation prodigieuse, 48 pages, Paquet, 10 € prix d’appel

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