
Dès la pré-publication on avait été séduit par Mi-Mouche, cette petite fille Colette inventée par Carole Maurel et qui pour un premier dessin s’essuie le nez avec son gant de boxe. Véro Cazot (Le Jour du caillou) en a fait avec sa scénariste un personnage adorable, qui n’a pas la vie facile et a été marquée par le destin. Mi-Mouche a peur de son ombre qui va pourtant être son mentor, la faire accéder en cachette à la boxe, on l’a vu dans le tome 1. Mi-Mouche a perdu sa jumelle dans des conditions dramatiques. Sa mère un bras. Dans le tome 2 Colette continue à tenter de s’imposer, de pratiquer la boxe sa passion malgré tous les obstacles dont aussi du harcèlement scolaire.

Lison sa soeur manque à Colette, la boxe aussi comme à son ombre. Elle s’est remise à la corde à sauter mais sa mère ne sait pas que c’est pour s’entrainer pour la boxe. Ses profs viennent la voir chez elle pour savoir si elle va continuer mais sa mère les chasse. Colette a été blessée deux fois. Ces frères ont le droit de choisir leur sports, surf, rugby, pas elle. Colette a menti et a imité la signature de sa mère. Elle va pouvoir retourner au collège. Pas la joie avec ses copains dont Elias son meilleur ami qui l’avait dénoncée. Sa mère qui a peur qu’elle se fasse mal la piste, vient la chercher, la honte. Elle va à la salle mais sa mère la récupère. On lui propose un combat contre Marcus au gymnase. Il l’avait mise KO à la plage. Cette fois elle gagne et en plus on la laissera tranquille au collège. Astrid qui la persécute voudrait bien lui faire faire d’autres combats. Son père est pour qu’elle continue à boxer. Colette a arrêtée de grandir depuis ses 11 ans. Astrid la manipule. Et cela risque de mal tourner.

On monte en puissance. Colette s’affirme et se laisse moins facilement faire. Des combats clandestins, son ombre qui n’est pas toujours de bon conseil, Mi-Mouche a pris son envol mais risque de tomber sur un os. Reste l’espoir, retrouver une vie normale malgré le deuil toujours présent, la peur de sa mère de la perdre. C’est psychologiquement bien travaillé. On s’attache à cette gamine qui fait face comme elle peut avec courage. Un personnage innovant, bien cerné mais pas invincible. C’est ce qui fait sa crédibilité. Une bonne série tout public et un dessin de Carole Maurel plein de vie et d’émotion.
Mi-Mouche T2, Duels au collège, 56 pages, Dupuis, 13,50 €

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