Une exposition rare et qui est prolongée à Paris. On l’avait annoncée. Isao Takahata, pionnier du dessin animé contemporain, de l’après-guerre au Studio Ghibli est jusqu’au 7 février 2026 à la Maison de la culture du Japon à Paris. Une belle occasion pendant les vacances de Noël pour aller découvrir ce très grand artiste dont on propose une visite en images de l’exposition qui lui ets consacrée.

Pour son exposition d’automne-hiver 2025, la Maison de la culture du Japon à Paris (MCJP) rend hommage à l’un des plus grands maîtres de l’animation, Isao Takahata (1935-2018). Cofondateur du Studio Ghibli en 1985 avec Hayao Miyazaki et Toshio Suzuki, il a, dès les années 60, façonné une œuvre exigeante, poétique et profondément novatrice. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a significativement transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier.
L’exposition Isao Takahata – Pionnier du dessin animé contemporain, de l’après-guerre au Studio Ghibli s’articule en quatre grandes sections, retraçant les étapes de cinquante années de carrière ainsi que les thématiques centrales d’une œuvre majeure, à travers une grande sélection de carnets, storyboards, dessins originaux, celluloïds, extraits de films et vidéos. Le parcours de l’exposition démarre avec une présentation des débuts de Takahata à Toei Doga (actuel Toei Animation), où il réalise son premier long-métrage destiné aux salles de cinéma : Horus, prince du soleil (1968). Ce film marque un tournant dans l’histoire de l’animation, avec une production collective ambitieuse et un récit plus complexe, destiné aussi aux adultes.
La deuxième partie du parcours se concentre sur la période des années 70 où après avoir quitté Toei Doga, Takahata explore de nouveaux horizons avec plusieurs séries de dessins animés pour la télévision : Heidi (1974), Marco (1976) et Anne, la maison aux pignons verts (1979). Malgré la contrainte de temps imposant de terminer un épisode chaque semaine, il y développe une approche sensible du quotidien, en mettant en scène les gestes simples de la vie, les émotions et la nature.
Dans les années 90 et 2000, Takahata renouvelle sa manière de faire de l’animation en s’inspirant des rouleaux peints traditionnels et il se lance un nouveau défi : adopter un style évoquant l’aquarelle en utilisant une technologie numérique capable de préserver les traits dessinés à la main, aboutissant à un rendu visuel distinct de l’animation traditionnelle sur celluloïd. Mes voisins les Yamada (1999) et Le Conte de la princesse Kaguya (2013) témoignent de cette recherche visuelle audacieuse. C’est l’alchimie des images de Takahata, qui s’appuie sur une profonde connaissance de l’art, que cette dernière étape du parcours invite à découvrir.
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