Un type qui revient chez lui, à Terre Neuve et dont on sent bien qu’il a un compte à régler que ce soit avec lui-même ou avec d’autres, Christian Perrissin, Marie Galopin et Christophe Gaultier au dessin racontent le destin d’un solitaire taiseux sur fond de grands espaces. Mais aussi un drame dont il va falloir renouer les fils dans un coin surnommé Là où naît la brume. Une introspection sous forme d’enquête et de retour sur le passé ignoré, caché, une histoire lourde, angoissante sur un dessin où grisaille, pluie et froid jouent leur carte à fond pour mieux peser sur l’ambiance.
Il n’est pas vraiment gâté par la vie, ni par sa famille le garçon. On pense au film Délivrance question environnement. Tout est dans le ressenti délivré par le dessin qui magnifie le texte, les méandres d’un parcours qui apportera des réponses définitives et déstabilisatrices. On est pris aux tripes par ce voyage inquisiteur qui ne fait pas dans le happy-end, on le verra.
Là où naît la brume, Rue de Sèvres, 17 €
Articles similaires
C'est l'une des belles révélations Jeunesse de l'année. Brume le réveil du dragon a reçu…
Ce sera sûrement l'un des albums phare du prochain Salon du Livre à Paris. Le…
La biographie d'un homme dont on n'a pas vraiment gardé de traces, Winston Smith a…
Un jeune garçon enlevé par les Indiens Ottawa, John Tanner va devenir une légende. Sa…
Dans Le Vent des Cimes Christian Perrissin, pour le crayon de Éric Buche, raconte le…
C'est un nom mythique. On le connait, on l'a entendu, on sait qu'il y a…
On pensait tout savoir de Gauguin. Ou au moins avoir une idée à peu près…
A force de piller à droite ou à gauche ils faut bien qu'ils aient des…