Catégories : Albums

Dans la Forêt sombre et mystérieuse, les émotions de Winshluss nominées en Jeunesse à Angoulême 2017

Un conte à la fois sombre, terrifiant et aussi joyeux et endiablé, Winshluss a mélangé les thèmes pour sa Forêt sombre et mystérieuse. L’auteur primé à Angoulême pour son Pinocchio revient sur des terres enfantines où il a su doser les effets, inventer des mondes tout en gardant certains fondamentaux et des clins d’œil savoureux vers des classiques du genre. Son jeune héros va vivre des moments difficiles mais pour la bonne cause au moment où on voudrait qu’il commence à quitter le monde de l’enfance et faire face à la mort, compagne incontournable de sa vie. L’album est nominé en Jeunesse pour la prochaine édition du festival d’Angoulême.

Angelo a une araignée dans le bocal, ce qui lui servira plus tard, un frère ainé ado débile et boutonneux, une petite sœur bébé en formation. Ses parents sont quelconques. Angelo voudrait devenir aventurier. Sa grand-mère adorée qui fait un malaise va lui en fournir l’occasion. La petite famille prend la route pour aller visiter l’aïeule qui bat de l’aile. En route, Angelo est oublié sur une aire d’autoroute. Tant mieux car commence pour lui la grande aventure. Il suit une curieuse bestiole illuminée qui va le conduire à travers terre dans un monde merveilleux, mystérieux mais non sans dangers. Un écureuil qui se prend pour un oiseau et revendique le droit à la différence, un énorme Goouh végétal qui se révèle un bon copain, un crapaud qui fume (coucou Alice) et qui porte une chenille, la vallée du désespoir, un nuage en colère et des pluies diluviennes, Angelo sait que se cache quelque part le sirop typhon qui pourrait sauver sa grand-mère. Un curieux docteur Monkey (merci Goscinny) lui vend son élixir de retour à la vie. Il faut vite qu’Angelo retrouve sa famille et sa mamy mais l’ogre est dans les parages, affamé.

Un vrai bijou cet album qu’il fallait absolument citer pour son humour noir parfois mais aussi son enthousiasme, son charme de l’enfant innocent qui se trouve malmené mais toujours confiant dans la force de ses rêves optimistes. Tout est bien qui finit bien. Il est heureux, courageux et aura peut-être beaucoup d’enfants Angelo qui gardera comme nombreux d’entre nous cette tendresse indéfectible pour des grands-parents en or. Winshluss d’un trait inspiré et vivant raconte bien une très belle histoire bourrée d’émotions qu’on sent très personnelles.

Dans la Forêt sombre et mystérieuse, Gallimard, 18 €

Partager

Articles récents

K.O. la clope, ne jamais commencer

Il était temps qu'on dédie une BD à la pire saleté que l'homme ait en…

26 juillet 2026

Sarjakuva 2026 année de la bande dessinée finlandaise dans toute la France

On avait annoncé la première étape en Corse en mars dernier. Après un premier semestre…

25 juillet 2026

Whale Star T1 Sua fille de l’eau

C'est une sortie considérée par tous les amateurs de manga comme un must qui sort…

25 juillet 2026

Les clichés de Didier Lefèvre héros du Photographe de Guibert exposés à La Contemporaine de Nanterre

La photographie de grand reportage n'a jamais été égalée, ni supplantée. On accordera par contre…

24 juillet 2026

L’association Quai des Bulles à Saint-Malo change de gouvernance et met en place une codirection

A Saint-Malo le Festival Quai des Bulles se restructure. Paul Bondot et Delphine Leprince Delobel…

24 juillet 2026

Formula Bula à Paris 2026 ce sera du 25 au 27 septembre à Césure dans le 5e

Voici l'affiche de la 14e édition du festival, réalisée par l’artiste Cizo qui imagine chaque…

23 juillet 2026