Un garçon un brin paumé, il vole des bouquins dans les librairies parisiennes. Il a une grande idée de lui-même, poète à ses heures. Il va connaître son heure de gloire. Le Voleur de livres a le cachet d’une aventure malicieuse dans l’univers assez déglingué et prétentieux de l’après-guerre littéraire, sous la tutelle totalitaire de Sartre et de De Beauvoir. Alessandro Tota et Pierre Van Hove sont à la barre de ce récit en noir et blanc qui étonne et détonne.
Très difficile de ne pas s’embarquer dans ce voyage biographique sous-titré par Brodin. Il ne rit jamais, sérieux comme un pape, pris au piège de son plagiat et de sa lâcheté, entourés d’escrocs et de rares talents. Le dessin bien souligné, pointu apporte tout son poids à l’histoire qui sera d’autant mieux perçue que l’on a quelques des repères littéraires sur l’époque.
Le Voleur de livres, Futuropolis, 24 €
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