Albums

Aux soirs de grande ardeur, le long chemin de l’amour

Il y a des albums au démarrage fulgurant, dans lesquelles on embarque sans hésiter. Et puis plouf ! Il y a une fuite dans la coque et on se sent un peu paumé. Un peu pas trop quand même. C’est le cas de Aux soirs de grande ardeur de Nicolas Puzenat qui était venu à Montpellier chez Azimuts en 2023 pour Mégafauna. Une époque lointaine en été, une amoureuse de son maître, un cuisinier. Elle fait des potions magiques sous la houlette de son fantôme personnel, une chuchoteuse. Tout le monde en a une et ça c’était déjà accrocheur. Mais les choses se compliquent un brin. La preuve. Mais attention le dessin compense largement un scénario tiré par les cheveux.

Miril belle cité au fond de la forêt tout le monde est content et reconnaissant. On craint des malfaisants qui errent et veulent que le peuple redevienne misérable. Manakor, belle et plantureuse brune cueille des fruits pour son maître sur les conseils de sa chuchoteuse. Elle lui ferait bien un sort au maître, Kaal, mais elle perd ses moyens quand il est là. Elle risque de se faire doubler par une autre mais bon pour l’heure elle casse les amandes des fruits pour en extraire le poison et tuer les rats. A y être elle fait une potion d’amour pour Kaal sous l’œil de sa chuchoteuse de grand-mère qui la pousse à manger et lui dit qu’il faut aguicher son maître. Elle a des vapeurs Manakor et au loin voit que la forêt brûle. Les sauvages ont mis le feu et il ne faut jamais rentrer dans la forêt. Un trappeur se présente à la porte de la ville et se fait rançonner par un garde. Aux cuisines Kaal œuvre et agresse le marmiton poussé par son chuchoteur, un violent son grand-oncle. Un bagarreur mort au combat. On doit à Kaal une dette. Garul a de quoi le payer alors que le jeune Ikir est le héros d’une cérémonie qui va lui permettre de découvrir son chuchoteur.

On est dans un conte et légendes, fantastique sur le fond et la forme. La reine de l’aventure c’est Manakor qui va vivre sa révolution culturelle entourée d’une belle brochettes de cas d’espèces. Les choses se compliquent et on lâche un peu la rampe bien qu’il y ait quelques rebondissements intéressants mais pour en arriver où. Telle est la question qui se limite à une affaire de cœur gérable plus simplement.

Aux soirs de grande ardeur, Éditions Le Lombard, 20,45 €

Partager

Articles récents

Florence Cestac chez Azimuts à Montpellier le 3 octobre 2026 pour Oui chef!

Recevoir Florence Cestac c'es toujours un évènement et un plaisir. Elle sera le samedi 3…

1 octobre 2026

L’ACBD attribue le Prix Comics 2026 à Tongues

Depuis 2019, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue…

1 octobre 2026

Le Prix Formula Bula 2026 à Margaux Meissonnier pour Le Parc Saint-Rien

Le Festival Formula Bula a attribué son Prix PRIMA BULA à Le Parc Saint-Rien de…

30 septembre 2026

Vieux Papa, le quotidien d’une personne âgée

Il y a de plus en plus rarement des BD qui vous font vaciller le…

30 septembre 2026

Frankenstein et David Sala chez Maghen dès le 30 septembre 2026

Du 30 septembre au 24 octobre 2026 la galerie Daniel Maghen est fière de consacrer…

29 septembre 2026

Conan Doyle, quand l’écrivain prend la place de son héros

Sherlock sans Sherlock, ni Watson mais avec Sir Conan Doyle son créateur et son fidèle…

29 septembre 2026