Albums

Aristophania T2, la pression monte dans l’Azur

La suite d’un conte fantastique qui joue à Mary Poppins en plus hard et à Peter Pan réunis. Xavier Dorison et Joël Parnotte au dessin ont reconstitué le duo du flamboyant Maître d’armes. Le récit d’Aristophania, qui en est à son second opus, a l’Azur pour roi. Des enfants en mal de destin hors du commun, un Roi banni dangereux et une vieille comtesse, Aristophania, qui vole, à grand chapeau, il y a dans cette saga beaucoup de recherche, de mystère, de combats des forces du bien contre celles du mal. On avait parlé de fantaisie pour le premier tome, mais de plus en plus dramatique, violente, et romantique aussi. Un beau mélange des genres bien mené par Dorison.

Monsieur Cayenne soigne la mère des enfants qui a été interceptée par le Roi banni puis recouverte de Calamyrhs, catalyseur puissant empêchant l’énergie de regagner son corps. Cayenne leur raconte comment les membres de la cour Sombre en manque d’Azur le vole aux autres qui deviennent leurs esclaves. Seule la comtesse et ceux de la cour d’Azur peuvent attirer l’Azur qui est dans la nature. De retour, la Comtesse précise aux enfants que la femme qui est leur mère ne montre que sa part sombre à cause de la Calamyrhs et seule la source Aurore peut la soigner. Ses enfants peuvent la trouver. Mais la Comtesse Aristophania est en conflit avec la reine qui veut qu’elle renvoie les enfants chez eux, hors de l’Azur. Pas question d’en faire des disciples à moins qu’en sept jours l’un d’eux attire l’Azur à lui. Les expériences et les leçons peuvent commencer.

Une drôle d’école, avec des énigmes, des épreuves, des pièges et l’histoire de l’Azur. Des pouvoirs magiques sont en jeu. Parnotte fait vivre avec brio cette histoire qui a maintenant bien pris ses marques. On sait où on va désormais et des personnages diaboliques envahissent la scène, la violence aussi, redoutable et impitoyable. On gravit un échelon et les enfants ont des caractères différents. La pression monte et le face noire prend la main.

Aristophania, Tome 2, Progredientes, Dargaud, 14,99 €

Partager

Articles récents

URSS 89, la Russie bascule

Avec la Russie de Poutine reprise en mains de nos jours on a finalement oublié…

27 octobre 2026

Des Cerisiers à Flora et à l’excellent Pousse trois titres Jeunesse

On regroupe tant les sorties sont nombreuses, des débuts de séries, des tomes 1,  des…

26 octobre 2026

Des suites en BD pour des séries à Noël

Les Fêtes de Noël approchent et donc autant prévoir de se faire plaisir avec des…

26 octobre 2026

Thanksgiving, toujours de la dinde au menu

La traditionnelle fête US de Thanksgiving où on sacrifie des tonnes de dindes en en…

25 octobre 2026

Samir, un petit garçon victime innocente

Un petit garçon victime et témoin innocent dans un camp de réfugiés, Samir est signé…

25 octobre 2026

Un doublé pour le Chat qui déambule et s’expose à Vic-sur-Seille jusqu’au printemps 2027

On le suit à la trace le Chat, vieil ami ainsi que son papa Philippe…

24 octobre 2026