L’idée était pour le moins étonnante, séduisante et novatrice. Raconter l’une des plus dramatiques périodes de notre Histoire, la Commune de Paris en 1871 en ne se servant que des gravures d’époques, en les rassemblant, les découpant, les détournant, les légendant sans jamais les trahir, c’est le défi que s’est donné Raphaël Meyssan. Les Damnés de la Commune est une traque, la recherche obstinée d’un certain Lavalette, communard obscur dont la trace a été perdue. Mais ce que Meyssan a avant tout pour but c’est dire la vérité, revisiter cette Commune dont nombreux se revendiquent sans vraiment la connaître ou, pour d’autres les plus nombreux en ont fait un épisode que l’on oublie, lointain et ramené à des clichés qui s’estompent. Une charge, c’est vrai, cette narration mais d’une rare force et bourrée de détails vrais et terrifiants.
Les Damnés de la Commune, Tome 1, À la recherche de Lavalette, Delcourt, 23,95 €
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