La galerie Daniel Maghen consacre une exposition vente du 15 janvier au 8 février 2025 à deux maîtres de la bande dessinée et auteurs de superbes adaptations littéraires Michel Plessix (qui nous a quitté en 2017), du Vent dans les Saules ainsi que du Vent dans les Sables et Michel Durand avec Les Travailleurs de la mer. Le vernissage de l’exposition a lieu le jeudi 16 janvier à partir de 19h, en présence de Michel Durand.
Comme le précise la galerie Maghen, après le succès de la vente aux enchères dédiée à Michel Plessix (1959 – 2017) organisée en novembre, l’artiste est au cœur d’une exposition centrée sur son œuvre la plus célèbre, sa magnifique adaptation du Vent dans les Saules et du Vent dans les Sables en BD, d’après les romans de Kenneth Grahame. Un ensemble rare composé d’une quarantaine d’originaux – planches, couvertures et illustrations originales – tirés de différents albums de la série sera présenté. L’événement rend hommage à la fois au formidable dessinateur animalier de bande dessinée qu’il était, mais aussi à son génie de l’aquarelle, profondément admiré par ses pairs. Extrêmement détaillées, ses planches à la mine de plomb et à l’encre de Chine sur papier seront accompagnées de leurs mises en couleurs originales à l’aquarelle, permettant ainsi d’admirer la maîtrise technique et l’étendue du talent de l’artiste. Mais aussi la palette des émotions de ses personnages, leurs attitudes, ses compositions soignées, la fluidité de son trait et de sa narration, car c’est là où réside toute la poésie du travail de Michel Plessix, dans une virtuosité rarement égalée.
Avec Les Travailleurs de la mer, Michel Durand signe une prodigieuse adaptation en bande dessinée du roman de Victor Hugo, paru en 1866, entièrement réalisée en hachures. Sur près de 150 pages, Michel Durand dessine à la plume et à l’encre de Chine en s’inspirant de la technique des graveurs du XIXe siècle, comme Gustave Doré. Son dessin, fait d’une accumulation minutieuse de traits, joue habilement sur les vides, les pleins et les épaisseurs, pour révéler la lumière et la profondeur des volumes, sans jamais en tracer les contours. Une technique rarement utilisée en bande dessinée tant elle est exigeante, et que Michel Durand déploie avec virtuosité tout au long de l’album. L’artiste parvient ainsi à capturer l’essence du récit en magnifiant chaque décor dans des planches simples et doubles extrêmement détaillées. Un travail d’orfèvre qui représenta près de cinq ans de travail à cet artiste au sommet de son art. Découvrez la splendeur des originaux de l’album pour la première fois présentés dans cette exposition.
Galerie & Éditions Daniel Maghen
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