Le monde des espions est méconnu à titre individuel. surtout pendant la seconde guerre mondial où sont en place des services de renseignements puissants. sauf qu’il y a toujours des exceptions, des homme que l’on ne croit pas, dont on met souvent en doute les informations. Encore aujourd’hui. Sorge au Japon qui travaillait pour l’URSS reste le plus célèbre. Il donne la date de l’invasion de la Russie par les Allemands. On ne le croit pas. Dans un autre registre Hans-Thilo Schmidt mettra les bouchées doubles en faveur de la France, en gardant une étiquette de nazi fidèle, avec un frère général et des appuis puissants. La taupe parfaite dont Philippe Richelle au scénario et Jorge Miguel raconte le destin hors normes qui aurait peut-être pu changer le cours de la guerre.
Schmidt est dans les tranchées, lieutenant allemand touché par les gaz. Il reprend sa vie et en 1929 avoue à sa femme qu’il a fat faillite.Plus de travail, la crise. En 1930 à Berlin Rudolf son mai lui propose un poste au service du chiffre. Schmidt esquive et a des soucis avec ses créanciers. Il finit par accepter et retrouve un ami d’enfance haut placé, Schapper qui va lui faire une carrière. Il découvre l’Enigma, machine à coder inviolable, il adhère au parti nazi et en 31 fait des avances aux services de renseignements français avec des documents secrets sur Enigma. On donne suite et on l’approche. Ce qu’il veut c’est de l’argent, vole des documents chez son frère. Organigramme de son service, une étude sur les gaz, il inonde le SR français qui en profite pour transmettre les infos à la Pologne. Qui essaye de reconstituer une Enigma. Hitler va bientôt être au pouvoir et son ami Schapper devient directeur adjoint du SR du parti nazi.
Schmidt fabrique une toile d’araignée, accumule les infos les plus cruciales. Dont déjà en 37 la décision allemande d’une France coupée en deux en cas de guerre avec elle, la liste des pays attaqués et leur ordre. La suit on la connait au moins au niveau de la grande Histoire. Munich, le pacte germano-soviétique, la guerre en septembre 1939. Mais Schmidt continuera et l’album décrit parfaitement le mécanisme de l’espionnage discret. Pas un James Bond mais un laborieux intelligent, qui trahit mais sait faire face au pire. Jusqu’à un certain point. Un maître-espion qui méritait bien qu’on le ressuscite car il avait aussi compris les dangers du nazisme. Le titre de l’album est en fait assez décalé. Bon dessin de Miguel bien en place.
L’Homme qui trahit Hitler, 64 pages, Glénat, 16 €
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