Il en avait parlé à ligneclaire lors d’une interview pendant le dernier salon BD de Lyon. Emmanuel Lepage avait participé à un documentaire pour Thalassa, « Gardiens de nos côtes ». Le phare d’Ar-Men en était la vedette. De là à ce que ce grand amateur d’horizons lointains et singuliers ne décide de lui-aussi prendre pour décor et héros cet univers solitaire et maritime. La mer encore avec Lepage mais aussi un homme, Germain, dont la vie a été fracassée par ces flots sur lesquels il règne, fanal du dernier espoir pour éviter le naufrage. Emmanuel Lepage a investi Ar-Men, pour un roman de fureur et de rage dont l’océan garde le dernier mot.
Un huis-clos qui finalement s’ouvre sur des horizons historiques comme romanesques. On comprend que le phare est le purgatoire de Germain en quête de rédemption. Le phare qui sauve, la fortune de mer, les trépassés, les fées, histoire et légende se mêlent aux vagues, aux embruns agressifs. Lepage sait faire parler la mer par son dessin, c’est rare. Comme un Kessel l’a fait aussi par son texte. On reste suspendu inquiet à la fureur lyrique des éléments. Emmanuel Lepage, si il ne les dompte, sait par contre leur rendre toute leur force et leur violente poésie. L’album est accompagné d’un DVD inédit sur lequel on trouve le documentaire « Les gardiens de nos côtes » de Herlé Jouon.
Pour la neuvième année consécutive, la Fnac, premier libraire de France, et France Inter, première…
On sait que dès qu'approche le mois de novembre on peut voir apparaître des albums…
Recevoir Florence Cestac c'es toujours un évènement et un plaisir. Elle sera le samedi 3…
Depuis 2019, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue…
Le Festival Formula Bula a attribué son Prix PRIMA BULA à Le Parc Saint-Rien de…
Il y a de plus en plus rarement des BD qui vous font vaciller le…