Adapté de son propre roman par Benjamin Legrand, L’Escalier de sable est un récit qui rejoint l’intrigue de films comme American Sniper ou de livres de photos Piste sans fin, Guerre morte. On pense aussi à Full Metal Jacket de Kubrick. On n’est pas dans un simple scénario d’aventures militaires ou de guerre avec des héros stéréotypés. Legrand dépasse ce stade et y ajoute une part d’humanité qui va expliquer, mettre en exergue les faits qui peu à peu montent en puissance pour former une dramaturgie implacable. Le dessin de Djillali Defali à la fois moderne et réaliste sous les couleurs fortes de Cyril Vincent est très efficace, prenant.
En fait Legrand mélange à la fois les genres et les motivations. La mort, les croyances, les destins, la vengeance, ou l’impuissance d’une poignée de soldats face à des pouvoirs qui les dépassent. Des pions dont la foi va jusqu’à donner leur vie sans vraiment savoir pourquoi. On est avec cet Escalier de sable dans une mythologie connue au moins de ceux qui en ont lu la littérature. Bien fait, sans surprise cependant.
Un Escalier de sable, Le Lombard, 14,99 €
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