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Le Mystère de la Main Rouge, la révolution gronde

La suite du Loup des Cordeliers, un polar historique que l’on avait lu et aimé avec un héros récurrent journaliste Gabriel Joly qui se passe à l’aube de la Révolution. Le peuple gronde et les futurs grands noms de Mirabeau à Desmoulins sont là. Henri Lœvenbruck l’auteur des romans est à sa quatrième enquête. Avec le Mystère de la Main rouge on va conclure le premier cycle et avoir des surprises car qui est donc ce vengeur flanqué d’un loup qui ne fait pas dans la dentelle ? Philippe Thirault (Hacendado) au scénario adapté et Damien Jacob au dessin sont à l’oeuvre. Gabriel Joly écrit pour une Gazette, ces premiers journaux  parisiens et a un petit côté Rouletabille doublé de Sherlock, roi de la déduction. Encore une fois une bonne adaptation qui ne déçoit pas ceux qui ont lu le roman de Lœvenbruck et une bonne mise en perspective du Paris révolutionnaire. 

Un souvenir corse, un sigle sanglant et des meurtres. Plus tard Joly se réveille au couvent des Cordeliers à Paris. Il a été assommé. Il cherche Lorette, tombe sur Desmoulins qui la cherche aussi. Dans une taverne Gabriel est avec Récif truand de bonne compagnie. Anne-Josèphe arrive et demande à Récif de chercher qui a voulu la tuer. Le comte de Provence frère de Louis XVI serait impliqué avec l’aide d’intermédiaire dont un franc-maçon. On continue à vouloir l’éliminer. Mercier rejoint Anne-Josèphe et lui en dit plus. Duvilliers ancien militaire serait le mandataire et dirige le cabinet secret du comte. Dans des ruines une société secrète se réunit. Il faut envoyer d’autres frères soldats finir le travail dont la mort d’Anne-Josèphe qui a une gravure rare dont elle ne se sépare jamais. Mais quel rapport avec la tentative d’assassinat ? Deux hommes viennent chez elle et tentent à nouveau de la tuer. Mais elle s’en débarrasse. Sur une charrette un homme encapuchonné bouscule des gendarmes.

On n’en dit pas plus. Un conseil, relire le premier tome avant de plonger dans le second. Le mélange de grande Histoire et d’aventures romanesques est bien mené. La politique est en toile de fond avec la chute de la monarchie, les ambitions des uns et des autres. Joly lui fait son travail de journaliste et d’enquêteur ce qui ne déplait pas au policier de service, le Lestrade de Holmes. De l’émotion, une critique des meurs de l’époque, le tout se tient bien et Guyot en est le fil rouge.

Le Mystère de la Main Rouge, 120 pages, Philéas, 19, 90 €

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