On connaît le nom. Mais très mal l’homme. Auguste Blanqui a été un authentique révolutionnaire, un républicain sans « dieu ni maître ». Une formule reprise pour titre de l’album que publie Casterman. Blanqui a passé la majeure partie de sa vie en prison, détenu politique craint et redouté.
Loïc Locatelli Kournwsky et Maximilien Le Roy trace le portrait d’un honnête homme qui jamais ne renoncera ni ne reniera sa ligne politique. On peut ne pas être en accord avec ses idée, extrêmes et violentes. Reste le courage, l’abnégation que montre parfaitement l’ouvrage auquel le dessin sans faux-semblants apporte un ton authentique. On suit avec beaucoup d’intérêt ce destin oublié mais qui ne manquait pas de panache.
Ni Dieu ni maître, Auguste Blanqui, l’enfermé, Casterman, 23 €
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