Il avait un surnom qui en imposait. John O’Neill, directeur du FBI est le Prince des Ténèbres. Et rusé comme un renard il va éviter le 11 septembre. Dans ce tome 3 qui clôture le triptyque signé par deux maîtres de l’uchronie Jean-Pierre Pécau et Fred Duval assistés de Fred Blanchard, on va découvrir que le printemps arabe a commencé à Bagdad, bien loin des attentats quotidiens, des massacres et de la guerre contre les islamistes que l’on connait encore aujourd’hui. En 2006 il y a quand même des comptes à régler avec un certain Ben Laden et le Prince y tient beaucoup. Igor Kordey assure comme d’habitude mais un peu plus pressé dans son trait.
Obama vice-président de Kerry, Ban Laden, la Syrie, le mélange est bien dosé. On y croit même si c’est un peu facile côté happy-end. De l’aventure sur bases historiques revues et corrigées, c’est le rôle de l’uchronie. Le personnage de O’Neill a bien existé mais n’a pas été écouté quand il le fallait. Pécau jongle avec brio, brouille les pistes pour mieux les retrouver ensuite. Du grand spectacle, du thriller à l’état pur. On ne s’ennuie pas et les trois albums se répondent bien.
Jour J T31, Le Prince des ténèbres T3, Delcourt, 15,50 €
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