Hugues Labiano, de Black Op à la suite de L’Étoile du désert avec Stephen Desberg

Hugues Labiano a au moins provisoirement clôturé la dernière saison de Black Op, le tome 8, avec Desberg au scénario. Labiano était dernièrement à BD Plage à Sète et au festival de Fabrègues. L’occasion pour ligneclaire.info de faire le point avec lui, auteur à la large palette depuis Dixie Road, Matador ou Mister George. Hugues Labiano a en train un projet qui va surprendre et ravir et sur lequel il s’exprime en toute liberté. Propos recueillis par J-L. TRUC.

Hugues Labiano
Hugues Labiano sur la piste de L’Étoile du désert. JLT ®

Hugues, Black Op, c’est vraiment fini ?

On va voir. Ce cycle est terminé. Dargaud va nous dire si on continue ou pas. Avec Desberg on a un diptyque sous le coude pour continuer la série.

Dans la même veine que le tome 8 ?

Oui. Dans ce style. L’époque sera différente mais on y parlera toujours des action souterraines de la CIA. J’ai bien aimé balayer les années cinquante à soixante-dix sur le plan graphique, le Moyen Orient entre autres. Aujourd’hui j’ai aussi envie de travailler sur autre chose.

Et donc ?

Avec Stephen Desberg on prépare un préquel de L’Étoile du désert que Marini avait dessinée à l’époque écrit déjà par Desberg. (NDLR : Un préquel est un récit reprenant l’univers et une partie des personnages d’un autre récit existant, mais racontant une histoire qui s’est déroulée avant le texte ayant servi de modèle).

Une information de taille, non ?

Oui, car ce sera l’histoire, la jeunesse de celle que l’on ne voit jamais dans les albums parus, la jeune indienne, l’Étoile du désert. On montrera le choc des cultures à l’époque entre pionniers, colons et Indiens bien sûr.

L’Étoile du désert
La couverture du tome 2 de L’Étoile du désert à l’époque signée Marini

Un western pur et dur ?

Un vrai western basé sur des personnages forts avec un fond psychologique appuyé. On parlera aussi de puritanisme et de religion. On fera deux albums de 54 pages chez Dargaud. J’ai le scénario du premier. Desberg me donne toujours le scénario complet. Le second est en cours d’écriture.

Le titre ?

A priori, L’Étoile du désert 3 qui paraîtra en 2016. Ensuite j’ai vraiment envie de repartir sur les traces des compagnies méharistes au Sahara que j’avais évoqué mais pendant la guerre de 14 dans Les Quatre Coins du monde. J’aimerais traiter de la période de la guerre d’Algérie.

Des envies d’écriture aussi, je crois ?

Absolument, sur Goya, sur l’Espagne à son époque. Vous savez ma passion pour les toros. J’ai aussi un projet de scénario pour un dessinateur au Lombard, Jeff Martinez, dans la collection one-shot 3e Vague. J’ai aussi une idée de polar dans les années soixante à quatre-vingt qui se passerait de La Nouvelle Orléans au Vietnam. Il ferait 78 pages. Mon souhait en fait serait de pouvoir alterner l’écriture d’un scénario et le dessin d’un album. J’avoue que l’écriture me passionne.

Sans oublier la batterie comme vous nous l’avez montré à Sète ?

C’est une autre histoire (rires).

Hugues Labiano
Hugues Labiano, un sacré tempo. JLT ®