Une annonce pour tout ceux qui ont aimé Hate, une BD qui prouve que la bande dessinée a le pouvoir de développer un équivalent à La Comédie humaine. Il aura fallu attendre un temps certain, être patient. La parution des deuxième et troisième tomes de Hate, la série culte de Peter Bagge, quatre ans après le premier volume , en est la preuve indiscutable. Dès le 25 février 2026 , l’intégralité de cette saga de près de mille pages – la bande dessinée indépendante la plus vendue aux USA dans les années 90 – sera disponible en librairie en France.
Comme le dit le communiqué, savez-vous ce que c’est que d’avoir la haine (Hate en anglais) ? Haine de soi, des autres et de la société ? Buddy Bradley le sait, lui qui vivait à Seattle dans les années 1990. À l’instar de Zap comix de Robert Crumb, qui peut être vu comme une tentative de documenter les frasques de la génération hippie, Hate de Peter Bagge consiste en une exploration de la génération grunge des années 1990, l’humour en plus. Car c’est cela qui est réjouissant, dans Hate : le soin avec lequel Peter Bagge s’applique à décrire les tribulations urbaines et sentimentales de son loser, avec tendresse, ironie et dérision. Dans le deuxième volume, Hate, volume 2, 352 pages, relié, 29 € , Buddy Bradley poursuit sa petite vie de loser… mais commence à s’émanciper. Sa relation affective perdure et il décide de déménager dans le New Jersey, là où, justement, son créateur Peter Bagge a grandi.
Dans le troisième et dernier volume, Hate, volume 3, 196 pages, relié, 24 €, Buddy Bradley entame un nouveau chapitre de sa petite vie : en couple avec Lisa, il découvre les joies de la parentalité avec son fils Harold, et devient l’heureux propriétaire d’une… décharge. Serait-ce une certaine forme d’aboutissement pour celui qui fut autrefois un adolescent punk un peu crétin.
Peter Bagge (prononcer Bag’) est un rejeton de la génération X. L’auteur signe des scénarios pour les grandes maisons d’édition (Marvel ou DC) tout en menant une carrière alternative. Il publie notamment des chroniques libertariennes sous la forme de BD, éditées en français dans le recueil Tous des idiots sauf moi (éd. Delcourt), ainsi que la biographie en bande dessinée de la militante noire américaine Margaret Sanger, Femme rebelle (éd. Nada).
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