Une très séduisante collection, Folklore, qui ouvre ses pages chez Dargaud. De beaux albums très travaillés esthétiquement, fenêtre dans la couverture, dorures et deux titres sont déjà au catalogue. Le Renard de Roman et La mécanique des rêves d’après l’univers d’Anne Montel, scénarisés par Loïc Clément avec Lionel Richerand au dessin pour le premier, Maud Begon pour le second. Un charme certains pour ces deux récits volontairement enchantés dans la ville mystérieuse de Bâbel où se croisent les destins. Une lecture très ouverte qui devrait bien accrocher en priorité un public jeunesse mais pas seulement.
Sacré goupil il n’a pas fini d’inspirer son monde et la littérature. Dans Le Renard de Roman on découvre comment un enfant s’émancipe quand apparait la clé magique. Ascelin est encore absent de l’école et s’amuse à la foire, achète des bonbons facilement car fils des patrons. Vaurien, charmeur, le jeune renard avoue à sa mère Hersent qu’il a séché les cours et son père, Alleaume, est très mécontent car en fait il avait débauché son fils pour le stand de voyance, plumer les pigeons. Ce qu’il fait à merveille le gamin mais soudain la clé apparait. Il est temps qu’il accomplisse son folklore, trouver sa place dans la vie. Mais sa mère lui explique et Ascelin prend la route, rencontre dans le train pour Bâbel, Sinaî. Il doit se rendre chez le riche Ysengrin de Saint-Cloud son grand-père maternel. Sceptique le papy car il ne supporte pas son gendre. Un conte en fait, avec de l’amour, de la tristesse mais tout évidemment finira par s’arranger. Un dessin qui colle à la thématique, une histoire bien menée qui séduira tous les publics.
La Mécaniques des rêves est dans la même lignée, le folklore de tout adolescent pour passer à l’âge adulte, choisir sa voie. La jeune Gayatari est en Inde à Jaipura, d’une haute famille et ne travaillera jamais de ses mains comme lui annonce son précepteur. Une question de classes sociales. Elle a les obligations d’une héritière qui a une horloge magique avec des animaux qui s’animent et qui veulent qu’avec le folklore elle prenne en main son destin. Son père a d’autres ambitions pour elle et elle se rebelle, elle veut être réparatrice des objets cassés. Son père lui avoue que lui jeune voulait être mécanicien mais à dû renoncer à ses rêves. Et lui demande de lui montrer qu’elle peut atteindre les siens. Si elle réussit il la laissera faire. Elle part à la recherche du vieux maître réparateur Piccolo et sa clé lui apparait. A Bâbel flanqués de ses petits éléphants elle rencontre Asha qui lui montre la tour célèbre où elle va habiter et lui fait découvrir la ville. Elle va chez Piccolo et lui demande de devenir son apprentie. Une fois encore on est dans une univers de Il était une fois au charme évident, un soupçon moralisateur. De la couleur et des épreuves pour la jeune fille qui saura trouver là où va sa clé.
Dargaud, chaque album 56pages, 17,50 €
Une vente chez Huberty et Breyne à Bruxelles le samedi 9 mai 2026 à 14h…
De Cati Baur on avait beaucoup aimé le récent Marcie la privée invisible. Et Pisse-Mémé…
À l’occasion des 40 ans du Groupe Delcourt, l’Académie de Bande dessinée Delcourt (l’ABD) lance…
Une rencontre improbable, une jeune femme, un truand blessé en cavale, que faire, que décider…
La Marine Française s'offre des pages de BD au nom de ses pages de gloire.…
Dans la collection Guerres secrètes, on passe dans le domaine peu connu de la soumission…