Un été cruel, loser de père en fils

Si le titre est de saison, cet Été cruel dans collection Criminal-Hors série, est aussi, et avant tout, un modèle du genre façon polar noir et sans issue. Rien d’étonnant de retrouver deux maîtres au générique, Sean Phillips et Ed Brubaker (Pulp), pour cette lente dérive familiale d’un père et d’un fils, le tout sous le regard d’une blonde fatale qui va jouer un rôle de déclencheur plus ou moins volontaire. L’été 1988 va être celui de tous les dangers pour une palette de losers en mal d’avenir incertain.

Un été cruel

Dans une vieille maison Mack qui a la mémoire qui flanche raconte sa vie à un jeune homme pas si désintéressé, Ricky. Avec son copain Sal, Mack a braqué au Japon un bijoutier et a pu rentrer avec le butin aux USA. Mais il lui reste un collier que lui vole Ricky après l’avoir tabassé. Avec son copain Léo ils proposent le collier à un receleur car Ricky a besoin de fric pour payer la caution de son père, Teeg Lawless. Mais Teeg flanque une raclée à son fils qui s’est mis a dos avec ce vol des patrons de la pègre. Teeg va devoir trouver 25 000 dollars pour recoller les morceaux. Et pour cela il faut qu’il trouve un gros coup à faire avec l’aide d’un de ses anciens copains. Mais rien ne va se passer comme prévu.

Un été cruel

Une très lente descente aux enfers, avec quelques très rares lueurs d’espoir que des nuages noirs cachent rapidement. Une arnaqueuse va faire partie de la fête macabre et Teeg en tombe raide dingue. Léo, Ricky, Teeg, Jane, un quatuor qui ira de mal en pis mais jusqu’où. Du thriller à la fois d’action très bien écrit, et psychologique, des images fortes et des chapitres qui se relancent l’un vers l’autre avec une voix off méticuleuse. Du grand art.

Un été cruel, Delcourt, 29,95 €

Un été cruel