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Tuskegee Ghost Tome 2, pilotes de père en fils

Du retard involontaire dans la chronique. On retrouve dans Tuskegee Ghost tome 2 Olivier Dauger au dessin, ce qui est toujours un vrai plaisir avec Benjamin Von Eckartsberg au scénario. Des pilotes noirs, le racisme ségrégationniste US avec le Ku Klux Klan en première ligne, des traumatismes de guerre et une passion familiale pour l’aviation entre Mark et son père qui pilotait un Mustang pendant la guerre. Il faisait partie de l’escadrille de Tuskegee. On y a formé 455 pilotes et membres d’équipages noirs dans quatre escadrilles de chasse et une de bombardiers.

 

Le Klan encagoulé vient faire peur à Robert et à sa femme chez lui mais ses voisins noirs réagissent. Confrontation ouverte avec le chef local du Klan, Miller. Ce sont ses fils qui ont agi. En 1944 en Italie sur une base de l’Air Force, un briefing a lieu pour les Tuskegee Airmen. Sur leurs P-51 Mustang Robert et son copain Lucius vont protéger les bombardiers. En 1969 en Floride Mark essaye d’en savoir plus sur la guerre de son père en Europe. Son journal s’interrompt en 1944. Mark voudrait devenir pilote d’hélicoptère et partir au Vietnam. Il pourrait être tiré au sort dans le cadre de la conscription. Ce que sa petite amie blanche enceinte n’apprécie pas vraiment. En Alabama son père apprend par son épouse que leur fils passe son brevet de pilote. Et il l’a. Reste à savoir quel numéro va sortir pour le Vietnam. Robert va désormais chez un psychiatre pour tenter de comprendre sous hypnose ce qui s’est passé en Italie. Robert revit cette mission de protection des B-17 et il a voulu abattre un chasseur mais des Me 262 à réaction sont arrivés.

Un mélange qui sonne bien, en pleine guerre du Vietnam avec la conscription qui n’était pas une mobilisation générale et un retour sur la fin de la seconde guerre mondiale avec le stress post-traumatique des vétérans. On y ajoute la lutte contre la ségrégation, violente, mortelle. Robert va revivre peu à peu son drame personnel pour que la guerre devienne du passé même si celle de son fils est bien présente. Toujours un dessin très maîtrisé de Dauger avec ses couleurs. La fin d’un très bon diptyque émouvant, violent et qui montre sous son vrai jour une Amérique qui n’a pas encore vraiment changé. Avec cependant de l’espoir pour conclure.

Tuskegee Ghost, Tome 2, Éditions Paquet, 16,50 €

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