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Dada n’est pas mort avec Kent et le Cabaret Voltaire pour une rencontre le 23 mai à la Comédie du Livre à Montpellier

Soyons honnête. Qui sait encore hormis quelques érudits ce qu’a été le dadaïsme, le mouvement littéraire Dada né en pleine première guerre mondiale et dont le centre vital sera Le Cabaret Voltaire à Zurich ? Même dans le Lagarde et Michard sur la littérature française du XXe siècle on n’y passait pas des heures. José Louis Bocquet a signé le scénario ultra documenté de cet album remarquable paru chez Delcourt avec Kent au dessin qui participera à une rencontre à Montpellier dans le cadre de la Comédie du Livre. C’est ligneclaire qui l’animera au Jardin de la Reine à partir de 14 h samedi après-midi.

 

Kent. Delcourt DR.

Kent était déjà venu à Montpellier pour Elvis ombre et lumière. Cette fois ce dessinateur musicien a donné tout son art, son talent à une explication de textes intelligente illustrése sur Dada et le Cabaret Voltaire son temple. D’où vient le nom Dada ? Du hasard et on vous en dira plus samedi. Quels en ont été ses stars ? Surtout un chanteuse qui remplissait le cabaretEmmy Hennings. Ne pas oublier non plus qu’hormis en Suisse l’Europe avait d’autres préoccupations meurtrières qui en fait seront à l’origine de Dada. En plus d’être pacifiste évidemment, le dadaïsme était aussi antibourgeois et entretenait des affinités politiques avec la gauche radicale.  Tout refuser. Son fondateur était l’écrivain Hugo Ball. En 1916, il créa à Zurich un cabaret satirique, le Cabaret Voltaire, et une revue qui, écrivait Ball, « portera le nom de “Dada” ». Et voilà, c’est le début des deux cents pages d’anecdotes de cet album où la couleur fait peu recette volontairement hormis pour les oeuvres et où Kent dessine avec une fluidité constante qui permet de suivre sans ennui cette saga méconnue. Dada c’est aussi et surtout faire face à l’horreur. On va croiser les surréalistes, les cubistes, Picasso, Modigliani, Léger ou Klee. Avant-gardiste, militant, provocateur, annonciateur du fascisme qui nait, Dada a encore une influence sur la littérature. Le Cabaret Voltaire se lit comme un roman d’aventures et mérite qu’on le lise surtout pour en savoir encore plus sur ce Dada hors normes et jamais égalé. Un éphéméride et un très bon, pratique trombinoscope nécessaire en fin d’album.

Le Cabaret Voltaire, 232 pages, Delcourt, 26,99 €

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