Le Poids des nuages, dans le ciel argentin d’Evita

Une histoire d’aviation et de pilotes mais qui a pour cadre l’Amérique du Sud, celle de Juan Perón et d’Evita juste après la seconde guerre mondiale et les nazis qui sont venus se réfugier en Argentine. Dans le Poids des nuages, c’est un industriel français qui s’est mis au vert mais qui ne désespère pas de créer un chasseur à réaction révolutionnaire. Jack Manini (La Guerre des amants) et Michel Chevereau au dessin racontent avec talent et fougue une aventure de passion et d’aviateurs.

Le Poids des nuages

A Buenos Aires en 1945 les temps sont durs pour Jean Vatine ingénieur aéronautique qui tente de placer les plans de son prototype, le Chimango. Sa rencontre avec une jeune femme pilote de voltige, Consuela, va lui permettre d’approcher Eva Perón dont le mari en 1946 a pris le pouvoir. Désormais Vatine a les moyens de construire son avion avec l’aide d’un ingénieur allemand, Hans Muller. Le Chimango passe les premiers tests et le fils de Vatine, Paul, as de la guerre de 40, rejoint son père comme pilote d’essai.

Le fond de cette aventure est vrai. Dewoitine, célèbre constructeur français et dont les avions, les 520, auraient pu changer la maîtrise du ciel en 1939 face à l’Allemagne, accusé de collaboration se réfugie en Argentine et travaille sur un chasseur. Dans Le Poids des nuages la part romanesque se mêle à de l’espionnage, des flashs-back historique et de belles silhouettes d’avion. Une narration assez classique mais bien balisée avec un dessin qui a un petit côté vintage efficace. Un cahier historique sur l’aviation argentine clôt l’album.

Le Poids des nuages, T1 L’amie d’Eva Perón, Grand Angle, 13,90 €