Comics

Friday, un duo qui promet

Des gamins qui se passionnaient pour des intrigues policières ou curieuses, Watson et Holmes, dans un patelin US, Kings Hill. Friday y revient adulte pour revoir Lancelot Jones avec lequel elle formait ce couple bizarre mais efficace. Sauf que rien n’est plus vraiment comme avant et Friday, la Watson en titre, va vite le comprendre. Marcos Martin est au dessin, Ed Brubaker au scénario. De l’efficace cousu main mais attention pas du Conan Doyle, non du King plutôt, du Coen, un polar psychologique qui joue sur angoisse, peur et fantastique mais si bien mené qu’on se laisse embarquer dans ce premier tome que l’on avale d’une seule traite en se faisant piéger en attente fébrile de la suite.

De retour de la fac pour les vacances d’hiver à Kings Hill, Friday se retrouve derrière Lancelot Jonet et le shérif du patelin dans les bois. Lancelot ne lui a rien dit sur sa dernière journée avant son départ qui a marqué violemment leur relation amicale. Fridat entraperçoit une ombre, une silhouette alors qu’ils ne sont pas loin d’un endroit à la réputation sulfureuse, Crescent Rock où les femmes des bois abandonnaient leurs bébés. Et Lance a vu aussi quelque chose. Friday se souvient de son arrivée et comment Lance l’a récupérée alors qu’elle allait chez sa mère. Il était avec la police aux trousses de Fouinard Wadsworth qui aurait volé une dague en pierre antique. Ils le trouvent en train de graver sur un arbre de curieux dessins. Complètement halluciné il attaque Friday et parle d’une dame blanche qui la connaîtrait.

Une mise en place très nerveuse, élaborée et qui fait monter l’adrénaline. On revient aux débuts, à la rencontre de Lance que Friday au collège va défendre, sportive et un peu garçon manquée. Depuis ils sont inséparables. Lancelot est un esprit brillant, roi de la déduction et qui résout les énigmes les plus tordues. Amitié forte qui pourrait bien en prendre un coup, amour tout court. L’univers est prenant, captivant soutenu par le dessin qui a fait vivre deux héros au physique singulier que l’on va suivre avec plaisir et frissons.

Friday, Tome 1, Glénat, 19 €

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