Catégories : Interviews

Festival de Palavas 2015, Alex Alice avec Le Château des étoiles qui a été « un marathon exaltant »

Alex Alice, de passage à Montpellier chez Comix Buro avant d’être l’invité du Festival de Palavas ce samedi 20 juin, a bien voulu répondre aux questions de Ligne Claire. Il vient juste de terminer le tome 2 du Château des Étoiles (Rue de Sèvres) qui sortira le 16 septembre, un feuilleton poétique, fantastique sur fond de grande Histoire à la fin du XIXe siècle. Alex Alice, avec beaucoup d’humour, de simplicité et de talent trace les grandes lignes de ce voyage vers la Lune et Le Château des Étoiles.

Alex Alice de passage chez Comix Buro à Montpellier JLT ®

Alex Alice, Le Château des Étoiles a volontairement une forme feuilletonesque ?

C’est en fait un pont, un mélange de la littérature feuilleton au XIXe siècle et ce que l’on connait aujourd’hui, les séries TV qui l’ont remplacée. On peut dire que celle qui a inventé tout ça c’est Shéhérazade, avec ses contes (rires).

Quelle a été au départ votre source d’inspiration ?

Un livre de vulgarisation d’astronomie avec la vision de l’espace qu’avaient les gens dans les années 1870 où se passe l’action du Château. C’était extraordinaire. Saturne avait une mer, Vénus une jungle. Je me suis basé sur ce qui était défendu à l’époque sur le plan scientifique. J’ai développé tout cela dans mon histoire. Wells dans Les Premiers hommes sur la Lune décrivait une atmosphère gelée la nuit sur la Lune et gazeuse le jour. J’ai repris cette idée dans le tome 2 du Château.

Jules Verne qui vous passionne a été aussi une source d’inspiration ?

Bien sûr. L’Ethernef c’est un peu le Nautilus de l’espace. Il fallait ménager l’équilibre en sachant que le moteur c’est l’émerveillement comme dans Verne. Il faut des rebondissements, qu’on reste dans l’action pris par la poésie de l’espace où évoluent les héros.

Vous avez un trio de héros jeunes et plein d’avenir.

Oui, Séraphin qui est le chef de la bande, Hans et Sophie, sont promis à vivre d’autres aventures après ce premier cycle de deux albums. Il va falloir que je leur complique un peu la vie (rires). Entre le tome 1 et le 2, Séraphin passe de l’enfance à un stade plus mature.

Il est obsédé par retrouver sa mère. Il va y arriver ? Et la princesse Sissi ?

Je ne peux pas vous en dire plus ce qu’il y a dans le tome 2. Quant à Sissi je ne l’oublie pas.

Alex Alice sera en dédicace à Palavas. JLT ®

Bien, à suivre. Vous avez aussi en plus du personnage mythique du roi Ludwig introduit dans Le Château des références à la Table Ronde ?

J’ai une vraie fascination pour les contes et légendes. Dans le Château de Ludwig, souvenez-vous du tome 1, il y a des fresques sur Arthur et la Table Ronde. Les Chevaliers de l’Ether sont les héritiers de la Table Ronde. On va le voir dans le 2. Au XIXe siècle on a encore une exaltation romantique en parallèle des progrès de la science. La raison et la passion, il y a divorce comme entre Séraphin et son père le professeur. Ludwig est un personnage qui veut que tout tourne autour de lui.

Dans le tome 2, l’aventure prime. Le vaisseau s’écrase sur la Lune. Qui y-a-t-il sur la face cachée de la Lune ? Le satellite est-il viable ? Vous vous êtes bien amusé à tout inventer et à tout rendre plausible. Ce qui rend votre récit très charnu.

Alex Alice ®

Oui. La Lune depuis Cyrano de Bergerac faisait fantasmer. Des mers lunaires, des murs, on avait tout pensé possible. Sauf que les télescopes de plus en plus perfectionnés vont tuer le fantasme. Et c’est vers Mars que les Terriens vont déplacer leur imaginaire, la planète rouge et ses canaux. Pour Le Château il fallait une densité narrative, charnue comme vous dites. J’ai passé deux ans et demi à fond sur le Château. J’avoue ne pas avoir d’idée sur le planning de la suite. C’était un marathon exaltant. J’ai eu beaucoup de plaisir à le faire. J’ai vécu l’aventure en temps réel. L’univers se construisait en temps réel en même temps que mon récit.

Et après ?

Une ouverture à la fin du tome 2 qui est assez gastronomique. Une relance mais comme je vous l’ai dit sans planning établi. Pour l’instant mais… L’histoire s’est élargie, ne se limite plus dans le tome 2 à quelques héros, elle s’internationalise.

Partager

Articles récents

Florence Cestac chez Azimuts à Montpellier le 3 octobre 2026 pour Oui chef!

Recevoir Florence Cestac c'es toujours un évènement et un plaisir. Elle sera le samedi 3…

1 octobre 2026

L’ACBD attribue le Prix Comics 2026 à Tongues

Depuis 2019, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée récompense une bande dessinée issue…

1 octobre 2026

Le Prix Formula Bula 2026 à Margaux Meissonnier pour Le Parc Saint-Rien

Le Festival Formula Bula a attribué son Prix PRIMA BULA à Le Parc Saint-Rien de…

30 septembre 2026

Vieux Papa, le quotidien d’une personne âgée

Il y a de plus en plus rarement des BD qui vous font vaciller le…

30 septembre 2026

Frankenstein et David Sala chez Maghen dès le 30 septembre 2026

Du 30 septembre au 24 octobre 2026 la galerie Daniel Maghen est fière de consacrer…

29 septembre 2026

Conan Doyle, quand l’écrivain prend la place de son héros

Sherlock sans Sherlock, ni Watson mais avec Sir Conan Doyle son créateur et son fidèle…

29 septembre 2026