C’est un épisode méconnu de la vie de Walt Disney. Rémi Pielot l’a déjà mis en images dans deux albums. En voici un troisième, Walter la belle et le bossu. On le retrouve avec plaisir Walter qui n’est donc que oncle Walt créateur de la souris en série animée la plus célèbre au monde. Rémi Pielot, avec talent et humour, vérité historique, a suivi à la trace dans ce tome 3 de Walter qui persiste à trainer ses guêtres à Paris. Un pseudo car on ne peut à priori dire son nom au moins dans cette BD, histoires de droits chez Disney. Rémi Pielot l’a appelé Walter Iziny car sa famille était bien d’origines françaises, normandes. C’est la guerre, la première et mondiale. Walter a débarqué ambulancier dans la Croix Rouge. Pielot en a signé les strips et rattaché les différentes péripéties au futures productions de Disney. Une reprise de gags parus dans le tome 2 format à l’italienne plus des inédits mis en couleurs par Mel, coloriste du Lucky Luke d’Achdé.
Il est paumé dans Paris Walter. Hôtel Régina, Pucelle d’Orléans statufiée. Le 4 décembre 1918 il s’installe. Et a des soucis avec son supérieur qui le croit déserteur. Walter a traversé la Normandie et aurait un sosie. Direction Saint-Cyr l’école pour y être formé. Souvenirs du Louvre, de Picasso, référence au futur Toy Story. Il fait froid, on mange mal. La Croix-Rouge va être officiellement formée. Sauf qu’en France on ne conduit pas comme aux USA. Peu importe les ambulances sont prioritaires. Passage à Versailles qui influenceront Disney pour ses parcs d’attraction et son film d’animation Les 3 Mousquetaires. Clins d’oeil à Disneyland Paris. Le 5 décembre 1918, Disney a 17 ans en France. Un joyeux anniversaire arrosé avec les copains. Mais il faudra payer la note et il vendra ses chaussures. Il commence à fumer ce qui le tuera plus tard. Retour à Paris pour le passage du président Wilson. Les jolies mesdemoiselles, Duchesse nom repris dans Les Aristochats. Les monuments, le défilé sur les Champs. Et Notre-Dame qui inspirera bien sûr Le Bossu de Notre-Dame. Des gargouilles vont le séduite avent d’aller faire un tour à l’hippodrome de Longchamp.
Il faut absolument lire les notes sous les strips. On y apprend plein de choses amusantes qui montrent que l »inspiration peut se cacher n’importe où. On y parle de la guerre, des hôpitaux, de la gestion des blessés et évidemment des productions de tonton Walt. Il rencontre Louis Lumière à l’Hôtel de Crillon où il revient en 1935. Il sera quand même par erreur accusé d’abandon de poste et de véhicule. Une chronologie termine l’album. On y découvre aussi qu’en 2019 la société Disney a versé 5 millions de dollars pour remettre en état Notre-Dame. Des anecdotes savoureuses qui ont valeur de témoignages pour la mémoire.
Walter la Belle et le Bossu, Editions Pielot, 12,90 €
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