Un titre qui a rappelé indirectement de très bons et lointains souvenirs. Ce nouveau Thorgal Saga, le cinquième après de Givre et de feu, a pour cadre la Cité mouvante et un Valérian qui lui se passait dans La Cité des eaux mouvantes des chers Mézières et Christin. Clin d’oeil ou hasard, cela dit rien à voir sur le fond. Avec Thorgal on va faire dans le complexité fantastique bien illustrée, dessinée par Aouamri et raconté par Ozanam qui pousse parfois un peu loin le mélange des genres. Ce qui cela dit donne un Thorgal assez accompli mais qui risque de surprendre les fans.
Introduction d’un encapuchonné et balafré qui récupère la clé qui permet d’aller dans le deuxième monde. Thorgal roucoule au bord de la mer avec Aaricia, normal. Et décide de s’en aller pour protéger les siens et leur épargner la colère des dieux. Jolan veut partir avec lui mais il refuse. Commence alors un long voyage alors que dans une cellule infernale le balafré à la clé veut parler à une prisonnière et la prendre avec lui. C’est Shaniah. Thorgal passe une nuit mouvementée dans une faille et arrive le lendemain auprès d’un chute d’eau où Shaniah est agressée. Incroyable pour lui car elle est morte. Il intervient mais elle fuit. Un des agresseurs lui donne une piste, la cité de Prokleta vers laquelle en ce jour tous se dirige. Thorgal fait de même. Mais il ne sait rien de cette cité. On peut s’y cacher par contre d’un ennemi puissant et se faire oublier. Il s’y réfugie et à l’auberge cherche la piste de Shaniah. Dans un lac un homme affronte un serpent géant et remonte un collier, puis se transforme en aigle. A la cité Thorgal est abordé par Wojciech un habitant qui lui avoue que on ne peut pas sortir comme on veut des lieux. La ville est magique, la cité mouvante change chaque soir d’emplacement. Et on y est ramené inexorablement si on veut en partir par ses propres moyens. Thorgal le constate.
On a bien compris que le challenge va être de sortir de la cité. Le collier, Aaricia qui le retrouve, l’aigle blessé que va soigner Jolan, le but du jeu est que tout se rejoigne sous l’égide du roi de la cité le seul à permettre de la quitter. C’est classique avec le retour d’un autre personnage bien connu mais on garde le suspense. Ozanam a bien lu les autres albums et Aouamri (qui avait reprit la Quête de l’oiseau du temps) s’inscrit mais avec indépendance, et brio dans les traces de Rosinski. Un one-shot certes mais à référence et un peu lourd à digérer.
Thorgal saga, La Cité mouvante, T5, 88 pages, Le Lombard, 21,95 €
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